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mercredi 19 septembre 2007

Mes bagues de grands-mères

Je voulais écrire depuis longtemps sur les bagues de mes grands-mères, et voilà que tristement le moment est opportun, car l’une d’elle a perdue son cœur…

La famille Breault

Sur le trottoir en sortant de l’hôpital juste au moment du décès de ma mère, mon père m’a offert les bijoux que ma mère portait au moment de son entrée à l’hôpital ; sa montre, une chaîne, et l’anneau de mariage de ma grand-mère Breault, née Dubé, la mère de ma mère.
Un jonc, bien simple en or, offert par mon grand-père, en 1933.
Ma mère étant la plus jeune des filles, elle eut en héritage cet anneau.
Puis à mon tour, il me fût offert.
Depuis, je le porte, et aucun jour n’est passé sans qu’il ne soit à mon doigt.
J’y suis vraiment attachée, je le porte fièrement et j’espère un jour avoir une fille à qui l’offrir.

La famille Lefebvre

Je porte également une bague qui me vient de ma grand-mère Lefebvre, également offert par mon père.
Cet été, alors que je me préparais à partir en voyage, je suis arrêtée voir mon père.
Sa mère, ma grand-mère ; était décédée peu avant.
Mon père a gardé une bague, très jolie, très ancienne, que j’ai d’abord portée à la main gauche. À quatre reprises cet été, je me suis fait demandée si j’étais mariée ! … j’ai changée la bague de main, et j’ai décidée de porter mes deux grands-mères ensemble !
L’histoire de cette bague est un peu vague pour moi… une grande tante de ma grand-mère missionnaire en Afrique, une histoire comme celle-là, je crois… On dirait un double anneau, l’un travaillé et l’autre arborant de petites pierres et l’une un peu plus grosse au centre.

Depuis, je porte ces bagues, et j’aime voir, à mon doigt, ces deux histoires se rencontrer.

Aujourd’hui, alors que j’étais au travail, je me suis rendue compte qu’il manquait la pierre centrale à ma bague de grand-mère lefebvre. Le rubis, la petite pierre rouge qui ornait le centre de cette jolie et ancienne bague.

Je me suis vraiment demandée à quel moment cet incident avait eu lieu…
Mais quand ?
Et Comment ?
Puis je me suis souvenue en regardant ma main qu’hier, je me suis sérieusement cognée la jointure… un bel accros… il est fort possible que ce coin qui a laissé un trou dans ma main ait d’abord heurtée ma bague… et j’en aurais perdu la pierre ?

J’en suis triste, aujourd’hui, je sentais qu’il me manquait un morceau, et je ne parle pas de mon morceau de jointure.
Je suis triste et je ne me sens pas fidèle à ma grand-mère si j’enlève la bague et me sens coupable. Y ai-je fait suffisamment attention ?

mardi 18 septembre 2007

Le retour de Charles


Ce soir, je fusse émue. Alors que je nettoyais les thermos à café, je lançai un regard sur la télé qui diffuse en continue une chaîne sportive. J’eue le souffle coupé et je sentie l’émotion montée; comme ramenée dans le passée… Charles Barkley ! Mon héros d’adolescence était à la télé !
Spontanément et très naturellement, je me dirigeai vers le téléviseur, mon torchon à la main. Comme hypnotisée… je voulais le voir de plus près !
Je regardais cet énorme gaillard, entouré de petits hommes, les autres commentateurs. Curieusement, il commentait un match de football… lui le joueur professionnel de basket-ball.
Je revoyais ma chambre d’adolescente, à l’époque où je jouais au basket-ball ; tapissée de posters de Charles.
Nous sommes assez intime pour que je puisse l’appeler que par un prénom ! Il était vraiment mon idole. Le seul que j’ai eu, je crois.

Quels souvenirs… tous ces dimanches après-midi à regarder ces matchs de basket à la télé ; étendue sur le lit de mes parents, quand le match était moins intéressant, ou captive et assise sur le rebord du lit quand Charles jouait… Que de dimanches j’ai passé à regarder ces matchs ! Toujours deux de la lignée. Il m’arrivait de faire la sieste à la demie et de me réveiller pour le quatrième quart (mais jamais quand Charles jouait !)
Quelles sont bonnes les siestes sur le lit des parents !

Il était de loin mon joueur favori ; sa fougue, son agressivité, son intensité, son mauvais caractère… j’étais certaine qu’il me ressemblait !

Puis, sur ce nuage, je marchai vers le lave-vaisselle et les mains dans l’eau, je me rappelai de moi, comme joueuse… J’étais loin d’être la meilleure… mais j’étais une bonne joueuse d’équipe et je n’abandonnais jamais. Chaque match, chaque minute était sérieuse… Rien d’autre n’existait, que ce ballon, ce match, l’équipe adverse et mes coéquipières. Je me faisais un devoir de donner le meilleur de moi. Que j’aimais cette sensation !


Je me souviens aussi de tous ces fous rires pour des riens, qui nous ramenaient à la réalité durant la mi-temps et qui faisaient sortir de ses gongs notre entraîneur, Marcel, que je respectais au plus au point.
Je ne courrais pas vite, je ne sautais pas haut, je ne dribblais pas bien ; mais je voyais bien le jeu, j’étais une bonne passeuse, je lançais de trois points, j’encourageais et j’étais redoutable en défensive… plutôt mourir que mon adversaire ait le ballon !
Il était rare que mon nom fût inscrit à la feuille de pointage… mais ça ne m’importait peu. Je savais que j’avais participé à la victoire et en tant que capitaine, je savais reconnaître le talent et les efforts de chacune.
Je me souviens aussi que quand nous recevions notre évaluation de la part de l’entraîneur, bien souvent, ce que j’avais à améliorer était MON CARACTÈRE…
Qu’étais-ce dont ce caractère ?

Aujourd’hui encore, je crois, que j’arrivais simplement mal à exprimer ce que je ressentais, et que, non habituée à verbalisée, ça se manifestait en non-verbal…
Je n’ai pas trop changé, vous savez ?
Mon non verbal me trahit souvent… est-ce de la trahison vraiment ? Ou est-ce plutôt une porte de sortie pour toutes ces émotions, pour moi la fille qui parfois semblent rationnelle et réfléchie ? Laquelle connaissez-vous ??? Quelle bonne question ! Et, vous savez quoi ? Cette fois-ci, vos réponses me font peur ?

Le pire, c’est que moi, je me connais… que je sais !


Enfin, la vue de Charles m’a rappelé cette fougue que j’avais parfois.

J’étais sur une bonne lancée, de la glace sur ma cheville, avec ma pinte de rousse, j'écris avec plaisir,… mais le groupe de musique qui commence à l’instant, retient soudainement toute mon attention !

Un groupe Rock Billy… Ils sont géniaux ! Le contre-bassiste donnne un vrai show avec sa contre-basse modifiée avec une tête de mort au bout… Il est même monté dessus !

Tout est chorégraphié !

Vraiment… C’est un des meilleurs shows que j’ai vu depuis longtemps, et ça ne fait que commencer !

Rien d’autres ne compte pour l’instant !

Même que j’étais entrain d’oublié Charles !