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samedi 28 juillet 2007

Les p'tits bisons dans la prairie

(27 juillet)
J’ai fait la route entre Winnipeg et le Parc National du Mt-Riding hier. Et, j’ai dormi au camping du parc… pour être bien prête à 5h30, à prendre la route en direction de la réserve de Bisons.


Les yeux encore collés, j’ai pris la route. La rosée de levait sur les étangs, le soleil commençait à percer, une autre superbe journée à l’horizon.

Environ 30 minutes de route à faire, contournant de petits étangs, par-ci par là. J’ai croisé près d’une dizaine de chevreuils, de bien près car la route était étroite et pratiquement sans accotements. J’ai roulé jusqu'à l’entrée de la Réserve de bisons du Lac Aubry.

Les avertissements : « Ne sortez pas de votre voiture ! Ce sont des animaux sauvages. »

Je roulais lentement et j’espérais bien en voir… C’était tellement tranquille, j’étais seule sur toute la réserve… Pratiquement en entrant, j’ai vu un troupeau au loin.
Une trentaine de bêtes peut-être. Avec le soleil qui perçait la brume du matin, ça pouvait avoir l’air d’un rêve !

Au bout d’un petit sentier il y avait un observatoire ; mais avec les avertissements, je me demandais presque si je devais y aller !


En sortant de ma van, j’ai vue une crotte énorme, qui me donnait une idée de la grosseur de la bête qui avait bien pu la faire ! Je me suis quand même rendue jusqu’à l’observatoire. On voyait mieux le troupeau…

J’avais lu que dans la brochure, qu’en observant un troupeau, on peut facilement trouver qui est le leader. C’est vrai. Ils se déplacent tranquillement, vaquent à leurs occupations, en demeurant pas trop loin du mâle dominant, pour se protéger des prédateurs potentiels.

En fait sur le panneau, on détaillait que les mâles restent ensemble. Que les vieux vivent seuls et que les femelles et les enfants restent ensemble pour le protéger et elles restent pas trop loin des mâles.

Ils avaient l’air préhistoriques et irréels dans leurs décors… avec la brume sur la plaine, je m’attendais à voir sortir une licorne. Je suis restée près d’une heure.

En tout, j’ai vu deux troupeaux d’assez loin et un tout seul, que je suppose être un vieux, d’assez près mais dans un coin plus ombragé, alors la photo est pas super !

Ils vivent dans un grand enclos, mais il n’y a pas de barrière fermée. La façon dont les ponts sont fait doit les empêcher de marcher dessus… Ils étaient fait en tuyaux espacés !

La réserve et le chemin pour s’y rendre étaient jolis, avec le calme et la brume matinale ça donnait à tout ça un air irréel.

Dans l'ensemble du parc national, les affiches sont bilingues... mais Parcs Canada en a échappé une!

jeudi 26 juillet 2007

Du Fringe aux Bisons


C’est quand même pas mal que je sois arrivée à Winnipeg durant un festival de théâtre ! Mais ce que j’ai appris, c’est que Montréal a aussi son Fringe Festival ! Il y en a un aussi à Edmonton, alors on peut facilement imaginer qu’il y en a un à Vancouver.
Ici, il y a 21 lieux de représentations. Certains présentent jusqu’à 7 spectacles différents par jour.

Je me suis procurée la programmation du Festival au coût de 5$. C’est la bible du festival. Elle contient, l’horaire, le descriptif des shows, un plan du quartier et le fonctionnement pour l’achat des billets. En fait, ils sont en vente 15 minutes après le début du spectacle précédent, à la salle même où aura lieu le show. Alors l’heure diffère toujours selon la durée du spectacle précédent.

Le King Head
Brochure en main, je suis dirigée vers le King Head, un bar en face du site principal. C’est à ce même bar que je suis allée presque chaque fois. Le premier jour, alors que j’étais à vélo, je suis allée faire remplir ma gourde d’eau et de glaces… et je suis restée fidèle, en échange de ce service rendu ! J’ai su que c’est un club privé d’habitude, il faut payer 5$ pour être membre et entrer dans le bar. J’imagine que ça filtre la clientèle et comme apparemment, il y a pas mal de bagarres dans les bars, c’est peut-être une bonne chose ! Hier, j’ai eu envie d’offrir mes services ! Depuis le début du festival, ils sont débordés et l’horaire avait l’air d’un casse-tête pour le patron et sa femme. Mais mon spectacle débutait dans 5 minutes, je ne finirais même pas ma bière.

Alors, c’est au King Head, que je passai au crible fin ma documentation du festival. Je repérai les spectacles intéressants dans des heures qui me convenaient, en combinant avec les heures de début de vente de billets. Je choisi un spectacle pour le soir même, en combina 5 intéressants pour le lendemain et en repéra 4 pour le jour d’après.

Les journées spectacles
Le premier spectacle fût « The interview ». Une création de trois filles, fin vingtaine, début trentaine. Pas mal bon, et bien simple : les trois filles vêtues de noir, trois cubes de scène et des accessoires. On était dans la salle d’attente pour l’entrevue, trois candidates. Elles nous mis en scène, leurs histoires respectives par de petites capsules, où les autres comédiennes incarnaient de nouveaux personnages, supportées de leurs accessoires. Une pièce d’une heure, c’est d’ailleurs la durée moyenne des représentations.

Hier, je suis allée voir un premier spectacle à 12h45, « Metamorphosis ». Ouin… là, j’ai moins trippée ! Nous étions assis sur la scène du « Playhouse », un rideau noir nous coupait de la salle, alors ça nous donnait une scène intime et en hauteur. Les tissus blancs descendaient du plafond, une chaise sous chacun des pendrions leur donnait une forme à leur arrivée au sol. Bon, je ne suis dis métamorphose… il y avait des papillons sur l’affiche, j’ai pensé à un numéro de tissus aérien, où on verrait un cocon. C’est un truc que j’ai vu dans un numéro de « Cégeps en spectacle » déjà. Ha ! Ça commence ! Et là horreur et surprise à la fois ! Non ! Elle joue une petite fille ! Et mal ! Ça peut tellement être poche et cliché, un adulte qui joue un enfant au théâtre. Et, là c’était poche ! Il y eu un petit intermède musical pendant qu’elle se « métamorphrosa » en fille qui a pour boulot de torturer des gens pour les exciter sexuellement. Elle trippait vraiment sur son fouet ! Elle s’en ait même envoyé un p’tit restant de coup sur la joue par accident ! Puis s’est retransformée et dans son one-piece couleur chair, elle nous a livré la morale de la fable, en faisant un très chorégraphique numéro de tissus aérien. La fille devait avoir autour de bof… fin quarantaine ou jeune cinquantaine… elle a du être toute une artiste de cirque dans son jeune temps. Pour moi, c’était vraiment la meilleure partie du spectacle. L’adulte en enfant ; je ne peux pas. La fille en latex ; j’accroche pas. La morale ; je ne suis pas certaine d’avoir compris. Je retiens le tissus aérien .

Quelques minutes plus, j’étais assise dans une autre salle et m’apprêtait à regarder « Singing at the edge of the wolrd » pour la prochaine heure et demi. Une dame dans la file me dit que c’était son spectacle favori, quelle venait le voir chaque année. J’avais du faire un bon choix. Un gars seul en scène avec sa guitare nous racontai sont histoire d’amour avec Molly et même temps nous racontai comment il avait perdu l’ouie. Entre coupé de petites chansons. C’était bien raconté, il maintenait vraiment notre attention, nous faisait rigoler parfois par ses mimiques et c’était très touchant. Le gars nous racontait vraiment son histoire, un peu grossie sûrement. J’ai passé un bon moment.

L’autre pièce était à 17h, une courte pièce 25 minutes. Un théâtre existentiel et absurde à la fois. « The problem ». Une fille annonce à son chum qu’elle est enceinte, déjà elle a une bedaine et le gars ne l’avait pas vue. Il ne sera peut-être pas le père car le bébé pourrait être noir. À bas, les masques, il avoue qu’il se peint en noir et que son amant noir, c’est lui en réalité ! Retournement de la situation : elle s’en ait rendue compte et s’est trouvé une remplaçante et lui ne l’a pas vu ! Elle a vraiment eu amant noir ! Alors que faire ? The problem ? On crève la balloune sous la robe, le pantalon tombe au sol. Le problème est résolu : c’était mathématique ! Puis on se rend compte que c’était une mise en scène, un p’tit jeu d’amoureux ! Bon, ça l’air un peu bizarre comme ça, mais ils était très bon, et les texte était drôle !

En sortant de là… C’était le déluge ! Merde ! J’avais 3 heures avant l’autre spectacle. Le King Head débordait, et la tente du site aussi. C’est sous le porche de la salle de spectacle que je suis restée le temps que ça se calme… avec toute l’eau qui tombait… ça ne pouvait durer longtemps. C’est près du marché, après avoir ramassé le dégât d’eau dans ma van, que je me suis ramassée, pour écrire un peu et clavarder sur msn.

Puis, j’alla rejoindre le couchsurfeur cycliste de l’autre jour, pour une autre pièce. Rapidement, nous arrêtions notre choix, et au pas de course on s’est dirigé vers la salle. Plus que 5 minutes avant le spectacle. Je demandai au caissier, c’est bien pour tel spectacle ? Merde ! Je m’étais fourée ! Je n’avais pas regardé la bonne journée ! On rentre quand même !

Et, vraiment j’ai passé une belle heure. Le spectacle était « the Bridesmaid". Une fille de Seatle, Keira McDonald. Elle a écrit et joue. Dans le spectacle, on la suit durant 7 ans et à travers 12 mariages. Le mariage, d’une amie du secondaire, le troisième mariage de sa mère, un mariage guais, et un autre auquel elle a un œil au beurre noir. Les séquences vidéo lui permettent de changer de robes et d’époque. J’ai bien rie ! Et, elle était bonne comédienne.
Alors ce fut mon coup de cœur… elle pleurait après le show, elle s’était vraiment donné.

Je pensais en voir un autre, mais j’étais avec Hugues, le couchsurfeurs, et le show n’admettait que dans femmes dans l’assistance. Je suis donc restée pour prendre une bière, sous un parasol, alors qu’il mouillait à boire debout !

La suite
Aujourd’hui, je pensais en voir d’autres, et peut-être même aller au Grands Ballets de Winnipeg, mais changement de plan, je vais aller vers Saskatoon.
Sur la route, à 3 heures d’ici, il y a le Parc National du Mont-Riding, et il y a une réserve de bisons. J’ai décidé d’aller voir ça. J’ai déjà appris qu’ils vivent en réserve pour protéger l’agriculture.
Il y a quelques campings par là, alors je vais rester au moins une nuit. Et, me dirigerai vers Saskatoon ensuite. Il parait que c’est mieux que Régina et que la route est plus belle selon quelques personnes d’ici. Alors je veux trouver internet avant de partir… il est 14h30, je prendrais la route bientôt.

mardi 24 juillet 2007

Mon Winnipeg

Winnipeg (600 000 habitants, pour mettre des proportions !)

Je me suis trouvé un coin à l’ombre en cette canicule winnipegienne, dans le parc de la Réserve de la Baie d’Hudson. C’est ici qu’étaient érigés la plupart des postes de traite de la Compagnie de la Baie du même nom. Winnipeg a été la première ville de l’ouest et c’était l’une des villes clés pour la traite des fourrures et l’exploration de l’ouest canadien.
Quelques endroits rappellent l’histoire, mais fut être curieux pour les voir.
Le parc ressemble à un mélange des Plaines d’Abraham et du Parc Lafontaine. Alors que j’explorais le parc, une vieille dame s’est dirigée vers moi pour me dire qu’il faisait très chaud aujourd’hui. Avec sa chemisette à carreaux et sont chapeau d’été attaché sous le menton, elle m’indique 3 bancs ou je pourrais trouver de l’ombre. C’est à l’ombre d’un orme que je m’installai. Pas très loin d’un gars qui fait de la méditation au soleil.
La rivière, juste derrière, amène un bon vent que l’on ne pourrait trouver ailleurs.

La ville offre un service d’autobus gratuit qui fait le tour du centre-ville. Il y a même trois trajets. Je stationnai mon auto au parking de la Fourche en utilisant le même astuce qu’hier et pris l’un des ces « spirit douwntoun» C’est leur nom. Ils sont plus petits (un ¾ d’autobus de ville), mais franchement bien aménagés pour les carrosses et les personnes à mobilité réduite.
Je ne connaissais pas le trajet, mais le centre-ville n’est pas très grand, et je verrais d’autres facettes de la ville. C’est comme ça que je suis tombée sur ce parc, alors que je me dirigeais vers le site du Frange Festival pour acheter mes billets de spectacle.

Ethan, le maréchal ferrant d’hier, m’avait parlé du Fort Garry, je savais maintenant que nous allions passer très près, en face ! J’ai décidée de descendre et d’explorer le coin, et voilà l’arrivée du parc dans l’histoire.
Les gens profitent d’ailleurs plus des parcs qu’ils ne semblaient le faire en Ontario. Dès mon arrivée à la Fourche, le premier soir, j’en avais fait la remarque.

Le parc de la fourche est très bien, avec son petit marché, ses comptoirs restaurants, ses trois ou quatre terrasses, son grand parc à skate, le musée des enfants, le théâtre pour enfants, ses boutiques et j’en passe. On peut louer des vélos et on peut faire écrire notre nom sur un grain de riz. Le tout avec un parc autour avec son « jardin des Praires » (des herbes sauvages identifiés, mais c’est beau !), la piste cyclable et les oeuvres d’arts autochtones modernes et bien intégrées dans le paysage.
L’astuce du parking maintenant… Le stationnement public à proximité du marché est gratuit pour les visiteurs. Un côté de la rue on offre 3 heures gratuites et de l’autre côté, 4 heures. Alors, j’ai fait les premières heures d’un côté et j’ai changé ma van de bord pour le restant de la journée. En fait, c’est sous les conseils d’un gars de la ville que j’ai établi ma stratégie. « Avec une plaque du Québec » m’a-t-il dit, « tu n’auras pas de problème. »
C’est une bonne stratégie, ça encourage les touristes à arrêter pour aller faire un tour. Je ne crois pas qu’il y ait une foule de tourisme. A par mon couple de québécois du Wal-Mart d’hier, je n’ai vu que 3 plaques de l’Alberta. C’est tout. Ils honorent leur devise sur la plaque d’immatriculation : Frendly Manitoba ! Mais ne vous avisez de traverser ailleurs que sur un passage piéton ! C’est risqué. Mais vous pouvez ramper pour traverser si vous êtes dans un passage piétonnier !

Ils sont gentils avec les voyageurs, mais ils font vraiment chier les vélos ! C’est du sport extrême faire du vélo en ville… je comprends pourquoi il n’y a pas beaucoup de vélo. Pourtant les petites rues sont presque vides, mais quand il y a une voiture…on dirait qu’ils deviennent fous de voir un vélo dans LEUR rue. Sur les rues principales, les autobus rasent les trottoirs… alors gares à vos fesses ! Vraiment ce n’était pas facile !

J’ai été agréablement surprise par la diversité culturelle de la ville. Ils semblent avoir quelques communautés culturelles. J’ai croisé un magasin l’Afronitoba (africain et Manitoba), J’ai vu les rues chinoises ( ce ne serait pas juste de dire quartier !). Sur un banc hier, un gars jouait de la mandoline et chantait quelque chose qui se rapproche du country et il était accompagné d’un gars qui jouait un instrument traditionnel, indien ou Sri Lankais, je sais pas trop… C’était vraiment bon ! J’aurai acheté l’album !
À chaque fois que j’entends parler français, je suis certaine que c’est des québécois… l’accent est très similaire.
J’ai remarqué aussi que les couples sont souvent mixtes, pas de genre (!), mais de nationalité. Alors ça donne de beaux bébés, bien métissés. Louis Riel en serait bien fier !
Ils y a beaucoup de jeunes et les gens sont biens habillés, chacun dans leur genre. Les gens sont pas mal « stylés ». Et, ce qui est frappant… C’est le nombre de personnes qui ont
des tatoos. Presque une personne sur trois. Parfois plus d’un, et pas des p’tits tatoos, des pièces !

Le Winnipeg Frange Theater Festival, m’impressionne beaucoup. La programmation est riche, il y a 18 lieux de représentation. Parfois d’ancienne église, des bars, la cinémathèque, d’anciens lieux industriels… ça peut donner lieu à des expériences théâtrales ou musicales vraiment intéressantes. J’ai hâte de voir. J’ai décidé de rester et d’aller voir quelques shows. Si je reste jusqu’à samedi, ce qui me surprendrais, je pourrais aller voir les Grands Ballets de Winnipeg, en spectacle plein air. J’irai me procurer des billets pour le théâtre, je ne sais pas trop ce qu’il va rester comme billets…

En fait tout va très bien jusqu'à maintenant, tout sauf une chose. Ils ne font PAS de recyclage !!! D’accord c’est dit ! Aucun recyclage. Je ne vous dit pas ce que j’ai vu…Je n’aime mieux pas y penser. En tout cas, j’ai décidé de ne pas acheter un café car je devais le boire dans un verre de styromousse. J’ai laissé faire et je suis repartie. Tout est en styromousse ! Partout les verres à café et les contenant pour apporter…J’ai même vu des couvercles à café en styromousse ! Alors je redouble de vigilance et deviens freak de ma consommation ! C’est ce qui détermine ce que je mange et ce que je bois ! Et, je traîne mes matières recyclables en attendant de les mettre dans mon sac de recyclage dans ma van ! D’ailleurs en habitant dans ma van, je peux mesurer la quantité d’eau que j’utilise pour me laver, me brosser les dents et faire ma vaisselle !
En bruit de fond au parc ; la fontaine, les voitures et aussi le train. Ce qui est nouveaux pour moi comme bruit. La ville est ravitaillée par train. On voit les containers Canadian Tire (Non !) passer. Avec les distances qui séparent les villes dans les prairies, le train demeure le moyen de transport le mieux adapté. Et, je commence aussi à me sentir au pays du pick-up !

Merde les autobus gratuits sont finis. Je vais devoir marcher le reste. En fait, ils sont gratuits de 11h à 15h30. Et, il est 16hre. Alors je me mets
en route pour le Frange Festival.

La journée des rencontres

Le parking du Wal-Mart est le plus bruyant que je n’ai jamais vu ! À la jonction de 2 routes importantes. Vraiment, un moment, j’ai cru devoir sortir les bouchons, ce qui n’est jamais mon premier choix. Je finis par trouver sommeil…
Décidément, mon horloge biologique est réglée pour 8h28. Et, visiblement, elle est restée réglée sur l’heure montréalaise, car depuis Kenora, ville de ma première nuit de nouvelle heure, je ne lève à 7h28.
(Rencontre no 1) J’ai joué la traductrice ce matin. Un couple de québécois cherche du camphre, je n’étais même pas certaine si je savais ce que c’était ! Un couple de Québec et la commis qui avait habité Montréal nord jusqu’à l’âge de 18ans. Elle ne parlait pas ou peut-être qu’elle ne parlait plus français. Du moins, ils sont repartis avec de l’huile de camphre. Je suis repartie souriante du Wal-Mart.

(Rencontre no2) J’ai ensuite rencontré Jim. Il se rendait au centre commercial, Saint-Vital center, avec sa fille. Assise sur le marchepied de ma van, j’ai piqué sa curiosité. Au retour de ses courses, il s’est arrêté pour savoir sur quoi j’écrivais comme ça. Nous avons discuté un peu, et il est reparti.
Quelques minutes plus tard, il était de retour avec une slush pour moi. Il me parla de Winnipeg, des places à visiter, m’indiqua des belles plages (que je n’ai pas encore vue), et me parla des endroits « Louis Riel » Ça m’intéresse Louis Riel, c’est certain que j’irai faire un tour.
Après près d’une heure de placottage, Tiana, 6 ans, ne tenait plus en place. Il me parla de sa nièce qui vit à Vancouver, il la contactera pour lui donner mon courriel… Il m’a aussi gentiment offert de passer chez-lui si j’avais besoin de quelque chose, douche, eau, un repas cuisiné. Déjà j’ai reçu un courriel pour réitérer l’invitation et propose qu’on aille à la plage tous les 3, si je veux bien les conduire.
Les gars ; je vous entends déjà ! Non ! je ne me faisais pas cruiser !
J’étais en tout cas bien contente de rencontrer quelqu’un qui me parla un peu de sa région.

La journée est très chaude, assise sur le banc, je sue. Ici, c’est la canicule.
Je vais visiter un autre quartier chinois ! Winnipeg a le sien ! Je pense pouvoir faire pas mal de choses à vélo aujourd’hui… et si les surfeurs (Rencontre no3 et no4) n’ont pas les mêmes envies, alors je les rejoindrai plus tard pour une bière.
Je vais aussi téléphoner à Stever,(Rencontre téléphonique no5) celui qui me proposait de m’héberger. Il est australien d’origine, je suis curieuse de voir ce qui l’a amené ici.

Un jam commence à l’endroit où avait lieu les cours de salsa. Ha ! Non ! C’est des auditions !
C’est paisible, comme ville quand même… Mais, l’hiver ça doit être une autre affaire ; le froid, le manque de job et l’isolement doivent rendre les choses difficiles.

Alors, je vais chercher mon vélo… et rencontrer de premiers couchsurfeurs !

Suite de la journée rencontre.

Alors avec les surfeurs, on a commencé par prendre une bouchée au marché de la Fourche et faire un peu connaissance avant de partir à vélo.
Hugues, 22ans, il fait le Canada à vélo et à l’intention de se rendre jusqu’en Argentine.
Eric, 25ans, un français qui fait le Canada en sac à dos, pouce, bus et couchsurfing durant 2 mois.
Nous avons tourné en rond pas mal au centre-ville avant de prendre un pont et de traverser la rivière rouge, puis de tourner en rond encore jusqu’à aboutir dans le quartier industriel de St-Boniface. Quand j’ai finalement demandé des indications pour se rendre au centre-ville de Vancouver, j’ai eu l’air encore plus perdue que nous l’étions en réalité !
Et, finalement on a abouti dans St-Boniface, on a traversé l’esplanade Louis-Riel puis on est allé prendre une bière, deux bières, sur le site du Winnipeg Frange Theater Festival. Il y avait des shows extérieurs de musique. Y’a eu de bonnes choses.
Dans la soirée, Ethan (Rencontre no6) s’est joint à nous. Il est le copain de la fille chez qui je voulais faire du couchsurfing. Il est maréchal ferrant. Curieux, non ? Vous en connaissez des maréchal ferrant vous ? J’appris beaucoup sur Winnipeg en discutant avec lui.

La journée se termina vers 12h30. Je ne suis finalement pas aller rejoindre Stever, qui jouait dans un bar avec son band dans le cadre du Frange Festival.
Mais comme j’ai décidé de rester à Winnipeg et de profiter de ce festival je le croiserai peut-être. Les billets varient entre 5$ et 9$. Faut pas manquer ça, il y aura bien des choses à découvrir.

J’ai finalement un peu manqué mon coup pour rejoindre le trio avec lequel j’étais. On m’offrait d’aller couchsurfer avec les autres, mais le cellulaire que je devais joindre était fermé ou occupé car je suis tombée sur la boite vocale... j’ai poursuivi ma route, et j’avoue qu’un peu de solitude ne me dérangeait pas trop.

J'attendait un email aujourd'hui et malheureusement, que je n'ai pu l'ouvrir. Demain, j'espère bien!

lundi 23 juillet 2007

Mon arrivée au Manitoba

Ayant eu plusieurs aventures canadian tiriennes ce matin, je suis arrivée au Manitoba vers 15h30, l’heure en moins. J’eu une excitation au moment de passer la frontière. Le Manitoba ! Déjà je trouvais l’accotement plus intéressant ! Les affiches siMon premier arrêt fût le centre d’informations touristiques pour trouver une petite carte de la ville. C’était étonnant de voir combien il y avait peu de documentations. Vraiment un petit comptoir central, deux présentoirs avant des dépliants et un babillard. J’oubliais ! Une machine à café.
Les instructions était au dessus des toilettes : « tenir la chasse d’eau 5 secondes». Et, on donnait le ton avec l’affiche.
En fait, il n’y a qu’une ville : Winnipeg.
En sortant, avec ma carte de la ville, j’ai croisé mon premier animal non-connu. J’ai pensé un écureuil manitobain, mais si oui, il était congénital. Pas eu le temps de le prendre en photo, un enfant le pourchassait.

J’ai aussi croisé, écrasé en bordure de route, un faon, un porc-épic, et deux chats, mais honnêtement, je me demande vraiment de où il venait il n’y avait tellement rien autour. La forêt, les quelques fermes, même les champs semblaient loin de la route. Il y a d'énomes affiches en bordure de route indiquant où se trouve les attractions touristiques... Vraiment ils ont peur qu'on les manquent! Une fille sur couchsurfing disait que personne veut visiter Winnipeg, tout le monde y arrête car c'est sur la route, mais ce n'est la destination de personne. C'est peut-être vrai. Les gens sont gentils en tout cas. Contents d'avoir des touristes.

Fidèle à mes habitudes quand j’arrive dans une nouvelle ville, je me dirige au centre-ville, je me trouve quelques points de références, je situe les grands axes, et les quartiers à découvrir. Ensuite, je me trouve un stationnement, et j’explore un premier quartier.
Cette fois ce fût La Fourche. Un endroit, pas mal touristique, avec un marché, des resto bars, un musée pour enfants, la gare de trains ou d’autobus (je ne sais pas), des spectacles et des cours de salsa le dimanche ! Disons, le vieux port de Montréal mais en plus petit. Et comme le Vieux-Montréal ou le Vieux-Québec, c’est touristique, mais il y a plein de gens de la place.

Alors, je suis arrivée au moment où les cours de salsa se préparaient, un autre spectacle un peu plus loin aussi ; une dame me fit remarquer qu’ils arrosaient le gazon… où les gens allaient donc s’asseoir !? L’endroit est très joli, des sculptures de bronzes à travers des plates-bandes de plantes sauvages identifiées par de petites enseignes, vraiment ça sentait bon !
On sent l’influence autochtone.
Je suis déjà emballée par les visites que je pourrais faire les prochains jours. Il y a un festival d’arts dans l’un des quartiers, théâtre expérimental, performances et arts de rues. J’irai demain après mon tour de vélo.

Je ne suis pas restée très longtemps, ce que je souhaitais dans l’immédiat : une douche. Le YMCA fût le meilleur moment de ma journée… je me suis lavée 3 fois je pense ! J’étais tellement contente, je n’ai même pas attendue que l’eau soit chaude avant de me lancer sous le jet ! Et c’était gratuit pour la première visite. Parfait !

Et, j’ai mis ma belle robe pour retourner à La Fourche, car vraiment tout le monde est bien habillé ! Je me sentais un peu tout croche… mais là que j’avais pris une douche ; fallait fêter ça !
J’étais contente de trouver une prise électrique extérieur et l’internet en plein sur la place public. Alors adossée au mur et assise sur un banc, je regarde les passants et les cours de salsa. Les filles sont vraiment belles, belles et fières. À ce qu’on m.a dit, Winnipeg est la ville canadienne qui a vu naître le plus de mannequins internationales. Je peux le croire.

Je suis arrivée trop tard pour les restos, ça fermait à 8hre… les petites nouilles au curry me tentaient vraiment. Dommage !
J’ai hâte de me balader dans cette ville.
J’ai enfin eu un rendez-vous couchsurfing, même deux ! J’irai prendre une bière avec le gars à qui je ferai peut-être un lift et un autre garçon m’offre une place pour prendre une douche, et stationner ma van. Bon, les choses prennent une autre allure.. C’est bien !