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jeudi 18 octobre 2007

Rendue à Osoyoos

(12-13 octobre)

Rendue à Osoyoos, le vendredi 12 octobre, la pile de mon ordi était à plat et pas moyen de trouver un café avec internet où j’allais pouvoir brancher mon ordi pour le recharger. J’écris dans un cahier que j’ai reçu en cadeau avant mon départ. J’écris à la main, sans mon ordi !

La route pour me rendre à Osoyoos est un véritable serpentin ! La route se tortille pour monter et descendre toutes les collines. C’est l’automne, les couleurs sont au rendez-vous. Les couleurs des automnes québécois n’ont rien à envier à personne !



Osoyoos.

Wow !

Je resta bouche bée dans la petite halte routière qui offre un point de vue sur la ville, bien au creux d’une vallée. L’arrivée offre un point de vue semblable à celui quand on arrive à Baie St Paul… vous voyez un peu le genre ?
Un grand lac, avec le village et les champs en bordure de l’étendu d’eau. La ville apparaît comme un oasis au milieu d’un désert.
Une presqu’île avance dans le lac… ce petit espace orangé allait devenir mon terrain de camping… Un parc provincial.


Le premier tour de ville me mena à Oliver, la ville suivante. C’est là que j’aurais pu me rendre pour ramasser des fruits être arrivée plus tôt.

Des routes bordées de vergers ; pêches, pommes, prunes, cerises, nectarines, raisins, melon et j’en passe. Ça donnait le goût d’arrêter dans l’accotement et d’en ramasser un peu ! Mais je suis arrêté dans les kiosques de fruits ! Je regardais ça et j’avais envie de travailler quelques jours ou semaines et essayer ce type de travail…

De retour à Osoyoos, je suis allée au Parc provincial. Une route bien étroite de 1km au centre du lac, pour mener au petit terrain de camping de 41 emplacements. Super cute ! De tous les côtés ! 22$ la nuit, les parcs provinciaux sont toujours pas chers…
Mais, ce jour-là… ayant compté mon budget toute la journée en roulant… 22$ je trouvais ça cher… et je m’ennuyais de mes campings déserts et fermés ! Le gardien du parc, charmant et âgé autour de 70, vient me rejoindre pour faire mon inscription. Je me permis de lui dire que son camping était le plus cher de tout les parcs provinciaux que j’avais vu jusqu’à maintenant en Colombie-Britannique! Il détendit l’atmosphère en supposant au moment de mon inscription que mon nom de famille était : « vous êtes belle» dans un français peu reconnaissable… Il était charmant et charmeur !



Le coucher de soleil était coloré et sur la petite point de mon île, l’eau reflétait les nuages rosés… c’était très beau…
Ayant fait des courses pour mon souper… et ayant payé 22$, je décidai de ramasser des brindilles, de me faire un feu et de profiter de mon emplacement.
Mon premier feu.
Je n’avais jamais fait de feu toute seule… chez-nous on ne chauffait pas au bois, et j’ai toujours été avec des gens qui spontanément prenait les devants pour faire le feu.
J’eu un problème de papier… les brochures touristiques en papier glacé et imprimé 4 couleurs, elles brûlent mal et sentent fortes… Alors, c’est mon guide des campings de l’est, fourni par la CAA qui résout la situation !

Ha ! Il était beau mon feu, très artistique ! Les branchailles et brindilles placées avec soin ! Un chef d’œuvre ! Qui dura le temps de me faire des toasts et de boire ma tisane… Je n’avais pas trouvé grand bois secs sur mon île !


Au matin, le gardien du parc passa me souhaiter un bon début de journée et voir si j’avais bien dormi. Nous échangions un peu et j’appris que la saison se terminait dans deux jours… il restait samedi et dimanche soir. Puis, parce qu’il m’aimait bien, m’invita a revenir sans avoir à payer.
Je lui proposai de travailler avec lui quelques heures pour « payer » ma nuit. Il rigola de moi en me serrant par l’épaule, je pris sa réaction pour un non !

Je restai à la plage quelques heures et explora le centre-ville.


J’offris mon aide à un monsieur du club de l’âge d’or qui travaillait au terrain de pétanque… mais il me trouva curieuse…

La plage. Superbe et ensoleillée… J’avoue que après la tempête de neige entre Jasper et Lac Louise, j’étais contente de voir du soleil et d’être en t-shirt.


Je pris des photos et j’écrivis.
Assis dans ma chaise soleil Turgeon, je prenais un bain de soleil en écrivant.

Je fis interrompue par un itinérant québécois, incohérent, de cinquante ans, ramasseur de fruits depuis 6 ans, « porteur de paix », aux dentiers qui claquaient et au cou qui coinçait. Il était musicien et était venu dans l’ouest pour faire de la musique, mais il a ramassé des fruits et la droite était entrain d’en faire un sans-abri alors qu’il s’était battu pour les droits des autochtones. C’est parce que les anglais le rendent fou. Dommage qu’il était si incohérent, dans ses moments de lucidité, il avait l’air gentil, un bon regard.

Puis, je fus témoin d’une scène cocasse !
Devant moi, un homme lançait sa ligne, il pêchait. Une fille passa et lui demanda s’il prenait quelque chose, s’il avait déjà pris quelque chose, ce qu’il pouvait prendre…l’homme répondait de manière évasives et fini par lui dire pour qu’elle lui laisse la paix, que lui, il aimait ça pêcher ! Comme d’autres aime faire d’autres choses ! Il doit toujours se faire poser la question !!

La journée avançait, il y avait un Oktoberfest à Osoyoos, mais ça coûtait 38$. Ça avait l’air d’un souper, suivi d’une danse. Ouin… Je retournai au camping me faire un bon souper, et un feu peut-être encore !


Avant de rentrer, je retournai faire un tour de ville et alla voir-Croyez-le ou non- le désert Canadien! J'en revenais, je ne savais pas qu'il y avait un désert au Canada... et croyez-moi, le soleil, on le sentait!

En arrivant, j’envoyais la main à mon gardien. Deux minutes plus tard, il était à mes côtés et je fis remarquer que mon site n’était pas beaucoup ensoleillé ni le matin, ni le soir… et que si je voulais, je pouvais faire le tour et me choisir un site à mon goût. Lui, me proposait le no15. Il m’escorta donc avec son pick-up qui ouvrait la route, dans le petit sens unique du terrain de camping ! « we brake the rules ! » me dit-il ! Avant de me quitter, il m’offrit caché dans une chaussette, un shooter de sa bouteille de tequila à l’amande. Souvenir du Mexique où il passe ses hivers depuis les cinq dernières années.

Il me donna du bois pour que je puisse me faire un feu et me promis de repasser après la game de hockey. J’avais l’impression que l’on avait un rendez-vous !

Le ciel était bleu, les collines jaunes brunâtres et désertiques, les champs verts au bas des collines, les arbres jaunes verts et rouges. Le tout se miroitant dans le lac devant moi. C’était magnifique.

Mon souper fût bon, mon feu beau et je fis de la couture sur le bord du feu. Pris un rhum avec mon hôte avant de me coucher.

Au matin, mon gardien repassa. Je le remerciai et je lui promis d’arrêter prendre un verre de tequila au Mexique avec lui si jamais je m’y rendais.


Je quittai Osoyoos, je souriais en prenant la route.
Ma direction : Vancouver.

mercredi 17 octobre 2007

Nelson: en vrac!




Reprenons depuis Neslon.

(du 5 octobre au 11 octobre)

Donc, la dernière fois, j’étais dans le parc de Neslon et je faisais mon herbier. Je me sentais vraiment bien dans le parc, le long de la plage, je respirais si librement…Je me sentais vraiment heureuse…

Mon passage à Nelson a été vraiment pas mal ! J’y suis restée autour de 5 jours… J’ai dormi sur le bord de l’aéroport, au camping, dans la rue, à l’auberge et des chez les amis d’une amie. (Toujours dans ma van même si je dis dans la rue !)

Je me suis baladée quelques fois à vélo dans la ville, laissant ma van au camping.
J’ai acheté mon permis de conduire international, visités quelques cafés, pris un bain mémorable, je me suis promenée dans les sentiers, le long d’un ruisseau chez les amis en question, j’ai fait un herbier en photo, de la confiture et du chuktney aux prunes !

J’ai été charmée et saisie par la variété des fleurs et des arbres. Toutes ces nouvelles formes et l’abondance des couleurs.
J’ai beaucoup aimé le rythme de la ville. Beaucoup d’artistes, beaucoup d’artisans.
Il règle un sentiment d’auto-suffisance… j’ai de la misère à bien décrire….
Je dirais que tous le monde semblent pas mal conscientisés, que les choses vont de soi tout ce qui a trait aux affaires bio, au recyclage, un peu grano hippie paysan. Gens de la terre.
Ça semblait donner un sentiment de liberté de d’autonomie à la ville… Le monde était souriant et relaxe.

En tout cas, j’ai aimé Nelson.
Sur la plage de Neslon, on nous confirme: Les enfants ne flottent pas!

La coop bio est plus grosse que l’épicerie sur Mont-Royal, beaucoup produits locaux. Le cinéma diffuse des documentaires et des films à portée social, il y a une école d’art, le Wal-Mart n’est pas propriétaire de son immeuble et il n’y a pas de Mc Do.
Charmante petite ville des Kootney, nom de la région de la Colombie-Britannique.

J’ai dormi 2 soirs chez les amis de mon amie Francine.
Quand je suis arrivée, j’avais presque l’impression que les choses avaient été scénarisées ! Dans la petite vallée feuillue, au pied de la cote abrupte le soleil de 4hre brillait.
Le grand jardin clôturé, les poules plus loin, le chat au milieu de l’allée… en descendant le sentier le long de la charmante maison, pour me diriger au ruisseau, il y a avait une chevreuil à 4 ou 5 mètres de moi ! Puis je vis la fumée par la cheminée, il y a quelqu’un.

J’y ai rencontré deux vraiment belles personnes, qui m’ont ouvert toute grande leur porte. Un beau partage de façon de vivre, de façon de faire, et de penser. C’est là que j’ai fait le chutkney et que j’ai pris mon bain !! Quel bain ! J’ai aussi mangé et couper des tas de prunes !



Aussi entendu de WWOF (willing worker on organic farm) disons un autre sorte de couchsurfing !
Free-cycle… il y en a un à Montréal, un moyen d’échanger des biens qui ne nous servent plus mais qui sont encore bon.
De watsu, de water danse… Et j’en passe.
Vous pouvez trouver tout ça en cherchant sur google !

Le lendemain des prunes… j’ai fait un ménage de Colette, un bon ménage ! Je l’ai lavé, l’extérieur et l’intérieur (frigo plancher et compagnie) et j’ai commencé la cire ! (Ça m’a rappelé toute l’énergie mise lors du premier ménage…)
J’ai fait la moitié ce jour-là ! J’avais la Colette deux tons ! Pendant que je frottais, j’écoutais la radio. J’écoutais vraiment beaucoup la radio à Montréal… je renouais avec la radio ! Deux bonnes heures assez pour mettre ma batterie à plat ! J’écoute CBC, je pense. Les anglais n’abordent pas les sujets de la même façon et ils parlent plus des criminels recherchés et des dangereux !…

Quand je suis repartie, je me sentais presque émue, j’avais l’impression que le temps s’était arrêté. Je flottais ! Et, je deviens toute énervée quand je prends la route !

Autour de 15hre , ce jeudi-là je repris la route en direction de la vallée de l’Okanagan.




Sur la route, les couleurs de l’automne. C’est beau l’automne.
Les paysages commençaient à changer, les montagnes rapetissent et elles sont plus désertiques…
J’arrêtai quelques fois prendre des photos…
Et, je me rendis au camping municipal de Grand Fork.

(Pour la suite lire: Au camping de Grand Fork)
** je ne sais pas ce que veut dire ce panneau!?!




dimanche 7 octobre 2007

Mon herbier sans nom

Suite à une marche en montagne qui n’était pas à mon goût, à une coupe de cheveux de stationnement, un appel lancé pour la job des cocottes, je retourne au parc de la première journée.

M’enfargeant constamment dans toutes ces petites noix, je décidai de les récolter.

Voici mon herbier sans nom

Munie de mon appareil photo et de mon couteau suisse, j’opère.

Spécimen Numéro 1 : La dangereuse



Feuille : Feuille dentellée, elle pose en petit groupe de quatre ou cinq copines
Fruit :La dangereuse est bien ronde et ça pique ! D'où sont nom! Les piquants sont tissés serré ! On dirait un oursin ou pire un cactus! À l'intérieur, ce qui protège la noix, est de la peluche! Une jolie et tendre peluche crème verdâtre! (la photo était mauvaise... Alors il faut me croire!)
Noix : On dirait une noisette conventionnelle ! Fraichement ouverte, elle a pu être coupée avec la pointe du couteau suisse.
Odeur : rien de particulier, la sève…


Spécimen Numéro 2 : La fausse pomme

Feuille : Un contour précis, elle pousse généralement en groupe de 12! Elles viennent à la douzaine!
Fruit : derrière ses allures de pomme verte ; elle cache une épaisse pelure blanche jaunâtre odorante qui protège une petite noix bien solide. J’en ai encore les doigts jaunes ! La peau est lisse et un peu rugeuse.
Noix : une vraie tête de noix celle-là ! Dure ! Je n’ai pu faire l’opération moi-même, j’ai laissé la nature ou les oiseaux le faire. Qui sait ! L'intérieur dévoile une forme coeur! Je me souviens d'en avoir amassée dans le nord ontarien...

Odeur : Le jaune charnu... ça ne rappelle une odeur de caoutchouc.




Spécimen Numéro 3 : Le citron collant


Feuille : Feuille épaisse, au contour lisse, et au dessous légèrement velus et doux ! Elle se retrouve en groupe de 11.
Fruit : Velus et collant, il laisse une sève sur les doigts. Le fruit pousse en grappe, on dirait presque de petite noix de coco. On en voit beaucoup en décomposition au sol. La pelure est plus mince que celui de la fausse pomme, ce qui dévoile la noix plus rapidement. Une forme de citron, la taille d’une prune avec une pelure de pêche féroce. Parfois verte, parfois jaune. Et brune noire quand elle se décompose.
Noix : Je pensais parfois avoir affaire à un noyau de pêche… mais on dirait… Une noix de grenoble…
Odeur : Ça sent la sève collante amère.
Spécimen Numéro 4 : La mini-wheat

Feuille : La feuille de celle-ci est épaisse et poussent en groupe de 5 étioles sur une même feuille. Elle est d’un vert profond.
Fruit : le fruit est le mini-wheat. Un côté avec de petit piquant, mais une chaire tendre et cousinée. De plus, ses piquants, ne sont pas très dangereux !
Noix : La noix est lisse et donne envie d’être frottée. Je crois que c’est un marron… C’est ma noix préférée, j’en ai plein les poches !
Odeur : Sans odeur particulière, ça sent la fraîcheur !

Spécimen Numéro 5 :La populaire abondante


Je n’arrivais pas à trouver une noix complète ! Il ne restait que les caps ! J’imagine que les animaux du parc les mangent…
J’ai pu compléter ma collection en arrivant en ville…
Feuille : Ses feuilles sont belles, et on les reconnaît facilement ! En plus, mon père en sculptait toujours ! On en a sur nom chaise de cuisine !
Fruit : Elle n’a pas d’enveloppe extérieure comme les autres…
Noix : Noix brunette à la carapace solide ! C’est une tough !

Alors voilà ma récolte de la journée.

Dommage que je ne puisse les nommer.

Je les ai laissé sur le banc, me disant que peut-être quelqu'un qui passerait par-là pourrait s'intéresser à ma cueillette.

Je vais quand même prendre le temps de vous dire que j'ai trouvé le labyrinthe que je cherchais tant l'autre jour!!! C'est pas exactement ce que je cherchais! Mais j'ai trouvé la sortie!


mardi 24 juillet 2007

Mon Winnipeg

Winnipeg (600 000 habitants, pour mettre des proportions !)

Je me suis trouvé un coin à l’ombre en cette canicule winnipegienne, dans le parc de la Réserve de la Baie d’Hudson. C’est ici qu’étaient érigés la plupart des postes de traite de la Compagnie de la Baie du même nom. Winnipeg a été la première ville de l’ouest et c’était l’une des villes clés pour la traite des fourrures et l’exploration de l’ouest canadien.
Quelques endroits rappellent l’histoire, mais fut être curieux pour les voir.
Le parc ressemble à un mélange des Plaines d’Abraham et du Parc Lafontaine. Alors que j’explorais le parc, une vieille dame s’est dirigée vers moi pour me dire qu’il faisait très chaud aujourd’hui. Avec sa chemisette à carreaux et sont chapeau d’été attaché sous le menton, elle m’indique 3 bancs ou je pourrais trouver de l’ombre. C’est à l’ombre d’un orme que je m’installai. Pas très loin d’un gars qui fait de la méditation au soleil.
La rivière, juste derrière, amène un bon vent que l’on ne pourrait trouver ailleurs.

La ville offre un service d’autobus gratuit qui fait le tour du centre-ville. Il y a même trois trajets. Je stationnai mon auto au parking de la Fourche en utilisant le même astuce qu’hier et pris l’un des ces « spirit douwntoun» C’est leur nom. Ils sont plus petits (un ¾ d’autobus de ville), mais franchement bien aménagés pour les carrosses et les personnes à mobilité réduite.
Je ne connaissais pas le trajet, mais le centre-ville n’est pas très grand, et je verrais d’autres facettes de la ville. C’est comme ça que je suis tombée sur ce parc, alors que je me dirigeais vers le site du Frange Festival pour acheter mes billets de spectacle.

Ethan, le maréchal ferrant d’hier, m’avait parlé du Fort Garry, je savais maintenant que nous allions passer très près, en face ! J’ai décidée de descendre et d’explorer le coin, et voilà l’arrivée du parc dans l’histoire.
Les gens profitent d’ailleurs plus des parcs qu’ils ne semblaient le faire en Ontario. Dès mon arrivée à la Fourche, le premier soir, j’en avais fait la remarque.

Le parc de la fourche est très bien, avec son petit marché, ses comptoirs restaurants, ses trois ou quatre terrasses, son grand parc à skate, le musée des enfants, le théâtre pour enfants, ses boutiques et j’en passe. On peut louer des vélos et on peut faire écrire notre nom sur un grain de riz. Le tout avec un parc autour avec son « jardin des Praires » (des herbes sauvages identifiés, mais c’est beau !), la piste cyclable et les oeuvres d’arts autochtones modernes et bien intégrées dans le paysage.
L’astuce du parking maintenant… Le stationnement public à proximité du marché est gratuit pour les visiteurs. Un côté de la rue on offre 3 heures gratuites et de l’autre côté, 4 heures. Alors, j’ai fait les premières heures d’un côté et j’ai changé ma van de bord pour le restant de la journée. En fait, c’est sous les conseils d’un gars de la ville que j’ai établi ma stratégie. « Avec une plaque du Québec » m’a-t-il dit, « tu n’auras pas de problème. »
C’est une bonne stratégie, ça encourage les touristes à arrêter pour aller faire un tour. Je ne crois pas qu’il y ait une foule de tourisme. A par mon couple de québécois du Wal-Mart d’hier, je n’ai vu que 3 plaques de l’Alberta. C’est tout. Ils honorent leur devise sur la plaque d’immatriculation : Frendly Manitoba ! Mais ne vous avisez de traverser ailleurs que sur un passage piéton ! C’est risqué. Mais vous pouvez ramper pour traverser si vous êtes dans un passage piétonnier !

Ils sont gentils avec les voyageurs, mais ils font vraiment chier les vélos ! C’est du sport extrême faire du vélo en ville… je comprends pourquoi il n’y a pas beaucoup de vélo. Pourtant les petites rues sont presque vides, mais quand il y a une voiture…on dirait qu’ils deviennent fous de voir un vélo dans LEUR rue. Sur les rues principales, les autobus rasent les trottoirs… alors gares à vos fesses ! Vraiment ce n’était pas facile !

J’ai été agréablement surprise par la diversité culturelle de la ville. Ils semblent avoir quelques communautés culturelles. J’ai croisé un magasin l’Afronitoba (africain et Manitoba), J’ai vu les rues chinoises ( ce ne serait pas juste de dire quartier !). Sur un banc hier, un gars jouait de la mandoline et chantait quelque chose qui se rapproche du country et il était accompagné d’un gars qui jouait un instrument traditionnel, indien ou Sri Lankais, je sais pas trop… C’était vraiment bon ! J’aurai acheté l’album !
À chaque fois que j’entends parler français, je suis certaine que c’est des québécois… l’accent est très similaire.
J’ai remarqué aussi que les couples sont souvent mixtes, pas de genre (!), mais de nationalité. Alors ça donne de beaux bébés, bien métissés. Louis Riel en serait bien fier !
Ils y a beaucoup de jeunes et les gens sont biens habillés, chacun dans leur genre. Les gens sont pas mal « stylés ». Et, ce qui est frappant… C’est le nombre de personnes qui ont
des tatoos. Presque une personne sur trois. Parfois plus d’un, et pas des p’tits tatoos, des pièces !

Le Winnipeg Frange Theater Festival, m’impressionne beaucoup. La programmation est riche, il y a 18 lieux de représentation. Parfois d’ancienne église, des bars, la cinémathèque, d’anciens lieux industriels… ça peut donner lieu à des expériences théâtrales ou musicales vraiment intéressantes. J’ai hâte de voir. J’ai décidé de rester et d’aller voir quelques shows. Si je reste jusqu’à samedi, ce qui me surprendrais, je pourrais aller voir les Grands Ballets de Winnipeg, en spectacle plein air. J’irai me procurer des billets pour le théâtre, je ne sais pas trop ce qu’il va rester comme billets…

En fait tout va très bien jusqu'à maintenant, tout sauf une chose. Ils ne font PAS de recyclage !!! D’accord c’est dit ! Aucun recyclage. Je ne vous dit pas ce que j’ai vu…Je n’aime mieux pas y penser. En tout cas, j’ai décidé de ne pas acheter un café car je devais le boire dans un verre de styromousse. J’ai laissé faire et je suis repartie. Tout est en styromousse ! Partout les verres à café et les contenant pour apporter…J’ai même vu des couvercles à café en styromousse ! Alors je redouble de vigilance et deviens freak de ma consommation ! C’est ce qui détermine ce que je mange et ce que je bois ! Et, je traîne mes matières recyclables en attendant de les mettre dans mon sac de recyclage dans ma van ! D’ailleurs en habitant dans ma van, je peux mesurer la quantité d’eau que j’utilise pour me laver, me brosser les dents et faire ma vaisselle !
En bruit de fond au parc ; la fontaine, les voitures et aussi le train. Ce qui est nouveaux pour moi comme bruit. La ville est ravitaillée par train. On voit les containers Canadian Tire (Non !) passer. Avec les distances qui séparent les villes dans les prairies, le train demeure le moyen de transport le mieux adapté. Et, je commence aussi à me sentir au pays du pick-up !

Merde les autobus gratuits sont finis. Je vais devoir marcher le reste. En fait, ils sont gratuits de 11h à 15h30. Et, il est 16hre. Alors je me mets
en route pour le Frange Festival.

vendredi 13 juillet 2007

Toronto à vélo








Me voilà de retour de mon long tour de vélo. J'ai bien aimé voir la ville à vélo. Il va s'en dire que je n'ai pas beaucoup joué la touriste mais beaucoup plus l'observatrice. J'ai pas fait de shopping, et pas trop discuter.. ce serait l'inconvénient du vélo, je dirais. Quelques salutations quand même.
Je mange mon sandwich concoqueté d'ingrédients achetés au St-Lauwrence Market. Ma van est toujours entourée de voiture, et le gardien est arrivé à quand il a entendu le tapage de mon vélo sur mon rack. En tout cas de jour, le parking est sécuritaire!!!

J'ai fait un tour de vélo de 4 heures. Je me suis rendue au Parlement, à l'Université de Toronto, (où j'ai vu un super stade de foot, au centre de la ville... il doit vraiment y avoir de l'ambiance!), le quartier Koréen, la petite Italie, le quartier Chinois, puis un petit marché de ruelle, le quartier des arts et des musées, la tour du CN, les stades des bleus jays et des maples leafs.

Une femme vient de passer en criant "Stop! Stop! Stop!" je me demandais vraiment ce qui se passait... On remorque sa voiture... Ha! non! Ça c'est plate! De peu, mais trop tard.

Après avoir vu le stade, en rentrant vers l'auberge, je suis tombée sur un super marché où j'ai fait mes courses.
Je pense que j'ai encore un problème de propane... avec le frigo en tout cas... puis un bug avec mon radio et mon ligther.. et mon alarme. Mon ligther ne fonctionnait déjà pas pour que je puisse recharger mes trucs.. Et dans un début de réparation, on a perdu des joueurs! Demain, je
rendrai visite encore une fois à mon ami "Canadian Tire". Je dois trouver un moyen de recharger mes produits de l'électronique et écouter ma musique en roulant. Mon frigo fonctionne en tout cas, mais je trouve que ça sens le propane, c'est peut-être normal que ça sente un peu aussi...

Toronto est une belle ville, le tramway, les stations de métro qui sortent du trottoir, des taxis oranges et truquoises (ne cherchez plus les intrépid -c'est une auto(!)- la ville en a fait ses taxis!), des autobus, un peu de vélos, et beaucoup de piétons.
Pour les balades à vélo l'obstacle premier est les rails de tramway... il faut de gros pneus! Car il n'est pas toujours simple de croiser les rails, sans que les pneus aient envie d'y faire un tour... ce qui pourrait vouloir dire s'étendre sur le pavé! Il n'en manquait pas beaucoup!
La ville est aussi décorée de banderoles pour le Coupe du monde de soccer des moins de 20 ans. Et j'ai croisé une foire alimentaire interculturelles... j'ai vu une dame manger de la poutine! Mais je n'ai pas trouvé le kiosque qui en vendait..
On doit pouvoir décrouvrir Toronto longtemps, mais je n'ai pas envie de faire les musées, ni les attractions touristiques, et j'ai le gout de rouler. Alors j'y vais.