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dimanche 22 juillet 2007

Pas encore l'Ontario!

Encore une longue journée de route. La dernière enseigne que j’ai vu qui indiquant Winnipeg était : Winnipeg : 229km. Ce sera donc pour demain ! Et quelque chose me retenait à Kenora. Le Canadian Tire.
Depuis le Canadian Tire de Alliston, où on a réparé mon lighter, je cherche le convertisseur de courrant qui me permettrait de charger mon ordinateur en roulant et ainsi, d’écouter de la musique à ma guise, sans calculer et sans surveiller le pourcentage restant de pile! Et, d’un peu moins courir les cafés internet et les bars pour me brancher quelque part !
On m’a vendu un convertisseur de 75w. C’est bon pour 5 minutes, car après en courrant continu, il fourni 60w. Et, là ça ne va plus ! Alors j’en cherche un de 175W. J’ai du faire 6 Canadian Tire, c’est sold out partout ! Dans l’ordinateur d’inventaire, le commis de Thunder Bay m’a dit qu’il y en avait 3 à Kenora… J’aurais peut-être pu trouver à Winnipeg, mais ma dépendance commence à être grande et je ne veux pas prendre de chance. J’ai dormi en face du Canadian Tire.
Faut dire que j’avais trouvé un Futur shop un convertisseur de 300w, mais j’ai brûlé un fusible. Solution alternative si les fusibles sautent : le brancher dans le moteur ! ha ! ben ! là ! Je l’ai retourné.

Faut dire aussi que j’en avais mare de conduire. Que la route avait été longue, monotone. Un arrêt aux chutes Kakabeka, à une vingtaine de kilomètres de Thunder Bay et après rien. L’entrée dans la ville de Fort Frances était bien, la route est sur le Rainy Lake, j’aime ça rouler sur l’eau.
Si non, rien. Sauf que j’ai écrasé mon premier lièvre, il courrait dans la rue le con ! Et, j’ai reçu une roche dans mon pare-brise… Non….. !!! Ça a fait une grosse étoile. Là, je sais pas côté assurance… je vais vérifier. Mais ça fait chier.

En traversant ces centaines de kilomètres de forets ontariennes, je constatais la présence autochtone. Depuis Wasaga Beach, plusieurs territoires Ojibway, puis Hurons et Sioux, j’en oublie un il me semble. J’ai vu quelques graffitis indiquant : « this is indians lands » et quelques fois des indications pour se rendre au pow-wow. D'ailleurs toutes les brochures touristique ontarienne présente des images de tipis ou d'autochtones maquillés. Toutes! J’ai croisé : Manitou brigde, Manitou Inn, Manitou ridge, Manitou falls, Manitou lands et d’autres Manitou. J’ai croisé des pick-up avec des noms de clan : Lynx Clan, Arrows Clan. Mais de façon générale, on les voit peu. Un peu plus à Thunder Bay, à mon café internet, un homme prenait son café chaque jour et portait fièrement ses 2 belles tresses, j’ai même vu 2 couples mixtes. Et, j'ai croisé de belles familles fière à Kenora.

Sans juger d’aucune façon, et sans faire de lien direct, c’est aussi durant ces longs kilomètres de forêt, que j’ai vu le plus grands nombres d’annonces en bordure de route, dénonçant la violence faite aux femmes et aux enfants et les abus sexuel.
Ils sont riches d’une culture que parfois, même eux, semblent avoir oubliés.

Je suis donc arrivée à Kenora, vers 19hre, je crois. Le décalage d’une heure me mélange. C’était le Harbourfest qui prenait fin devant une dizaine de personne. Du stationnement, je croyais entre du country français, mais je suis arrivée près de a scène durant une partie instrumentale. Sûrement la meilleure partie du spectacle ! À en croire ce que j’entendais d’un peu plus loin.
C’est chez Harp’s que j’ai trouvé de l’électricité et l’internet.
D’autres appels lancés à des courchsurfeurs… pour l’instant rien de fructueux, sauf une fille qui a déjà un couchsurfeur chez-elle, un français, qui se cherche un lift pour aller dans l’ouest… je ne sais pas. S’il avait été anglais au moins que je pratique un peu mon super accent ! Je pourrais avoir un peu de compagnie. Je vais voir selon mon impression de Winnipeg, un jour, deux, jours, trois jours ; je ne sais pas encore.
Pour l’instant, toute mon attention est portée sur le Canadian Tire qui va bientôt ouvrir ses portes !

samedi 21 juillet 2007

Une journée à Thunder Bay




Tout d’abord : aujourd’hui, 20 juillet, c’est l’anniversaire de Rosalie !
Bonne fête mon amie !

Journée bien tranquille. Petite journée de repos avant de reprendre la route et de conclure mon histoire avec l’Ontario. Je pense devoir faire un bon 9hres de route encore avant de voir l’enseigne : Winnipeg.

Ma matinée a débuté, comme bien d’autres, dans un parking de Wal-Mart. Terminant ma routine de démarage, le propane, les rideaux, ranger ce qui pourrait se balader… je rencontrai une dame et son chien saucisse, ma première rencontre. Nous avons échangé durant une vingtaine de minutes.
C’est tout sourire, que je quittai mon logis. Pour me diriger vers ma résidence secondaire : le café internet ! Je devais trouver une source d’énergie et poursuivre mes recherches de couch surfing pour la ville de Winnipeg.
J’ai envoyé quelques courriels à des gens qui semblaient fort sympathiques ! Le parcomètre tirant à sa fin, je décidai, de mettre fin à mes recherches pour aujourd’hui et d’aller profiter du soleil.

Boulevard Park, autour du Boulevard Lake. C’est sur ce site que se préparait le Festival de bateaux dragons. La journée était, pour l’instant, trop jeune pour connaître l’énergie de la fête. Je fis quelques tours de lac sur les pistes cyclables, je croisai foule de joggeurs et de marcheurs, vraiment, c’est LE parc de Thunder Bay pour se mettre en forme.

Assise dans l’herbe avec mon ordinateur, un monsieur à vélo d’écria : « Good place to work !». Il avait bien raison.
Après quelques heures passées au parc, l’appétit dans les talons, je suis allée faire des courses pour compléter mon souper.

Et j’ai eu l’image la plus romantique au MONDE !
Un gars en habit, sur un vieux vélo, avec un bouquet de fleurs dans les mains…
Non ! Mais ! C’est tu pas assez beau, ça madame ! Une image de film !

En possession de mon souper… je suis retournée au parc… je me disais bien qu’il finirait par avoir lieu ce Festival là et que je verrai bien au moins une course ! Mon pique-nique sous le bras, je m’installai à nouveau au parc. Le brut des tambours qui battait la cadence m’encouragea. Ben non ! C’était des pratiques.
Finalement, je n’ai pas vu de course, et je n’avais pas envie d’un bain de foule, alors je regagnai mon café internet.

Problème de connexion. J’essaie un autre café. Même chose. En surdose de caféine, c’est dans la rue que je réussis à avoir accès à internet. Le temps de constater que l’une des personnes de couch surfing m’avait répondue mais qu’elle n’était pas disponible…J’ai quand même son numéro de cellulaire et je peux lui téléphoner si je suis perdue !

Je ferme les yeux en sol ontarien pour la dernière fois cette nuit. Souhaitant que mes cents cafés ne m’empêcheront pas de dormir !

vendredi 20 juillet 2007

Dame saucisse et autres histoires de dames

La dame et la saucisse : la vie n’a pas d’âge

Dans mon parking du Wal-mart ce matin, j’ai croisé la propriétaire de westfalia rouge qui dormait voisin de moi depuis 2 nuits. Une dame de la fn soixantaine.
Elle voyage dans son mini-van en compagnie de son chien saucisse, depuis le 9 juin. Plus d’un mois !
Elle en a profitée pour faire un tour chez son fils, sa fille, et a rendue visite à quelques membres de la parenté. Elle dort dans les wal-Marts, les épiceries (genre sobey’s, mais j’ai oublié le nom.. zut !) ou, se trouve un coin tranquille où personne ne viendra te déranger, m’a-t-elle dit !
Elle habite sur la côte de la Colombie-Britannique, elle réfléchissait à ce voyage depuis longtemps, depuis plus de 10ans ! Mais la maladie l’en empêchait. Maintenant qu’elle a retrouvé la santé, elle s’offre se voyage. Elle me dit qu’il fallait le faire quand on était jeune.
Mais jeune ou pas jeune, l'important c'est de le faire.

C’était beau de la voir ! Toute plissée, les cheveux courts, gris et bouclés (genre rouleaux) et ses lunettes miroirs ; dans lesquelles je voyais mon reflet matinal.

Non! La vie n'a pas d'âge, mais la vie n'attend pas.

Sa destination : la côte est, l’Île du Prince Édouard si possible.

Son conseil : N’ait pas peur et t’auras la paix (traduction libre)



La dame aux perles

J’ai croisé sur la route aujourd’hui, la reine des coquettes. Elle était assise au volant de sa camionnette, qui me semblait dater des années 70.
Le soleil reflétait sur ses formes carrées et sur la peinture bien propre, lui donnant un reflet supplémentaire, un beau bleu foncé.
Une dame approchait certainement des 70 ans. Les cheveux encore foncés, parfaitement coiffés, un brushing du matin sans aucune doute.
Elle portait une robe du dimanche, celle fleurie, avec le collet de dentelle, et ses belles perles. C’est d’abord se qui attira son attention : les perles. Mais si vous aviez vu son sourire…
Son sourire dégageait une telle fierté. Celle d’être si coquette et au volant de ce bolide.
Elle roulait comme une duchesse dans son carrosse un jour de parade.
Le jour semblait bon pour elle.
Je me demande vers où elle se dirigeait. Pour qui ou pour quoi portait-elle d’aussi belles perles ?



La dame en rose

Circulant sur le boulevard Cumberland, je passai devant une voiture, qui d’une entrée de garage, tentait de prendre sa place dans la circulation.
Le rose, du Oldsmobile attira mon attention. Un vieux rose bonbon, rose couleur « potty » presque. J’eu un sourire en remarquant la conductrice…. Elle était vêtue d’un chemisier et un veston rose. Voyons ! Des lunettes roses aussi ! La dame en rose seule dans sa Oldsmobile aurait pu en inspirer certain. ♪ ♫ ♪

Peut-être tenait-elle la position depuis un moment… mais quelle fût ma surprise d’entendre le grondement du moteur et le bruit des pneus sur la chosée ! Elle décolla dans un nuage de fumée. Son allure qui m’avait délicate, prenait tout à coup des allures de motors, en rose.


La dame chromée

Et, là je ne vous raconte pas l’histoire de la dame amérindienne, dans la soixantaine, circulant dans un Cutlass rouge flamboyant, avec des mags chromés et un gros muffler ! Vraiment le contraste était surprenant !

jeudi 19 juillet 2007

Thunder Bay


19 juillet

Je ne sais pas pourquoi, j’aime cette ville ! J’ai passé la journée dans un café où j’avais accès à internet. Colico café. Je n’ai pas vue la journée passée ! Je suis restée 6 heures, faisant des aller-retour pour mettre de l’argent dans le parcomètre. J’ai pu ainsi mettre certaines choses à jour, retourner beaucoup de courriels et aussi en envoyer.
Je prépare tranquillement mes prochaines semaines… Faire les contacts pour des jobs, mettre mon cv anglais en anglais( !), il y a peut-être un appart à Vancouver pour moi dans quelques semaines… alors je commence à regarder plus sérieusement ce qui s’est vient.
Le Manitoba est à ma porte.

En sortant du café, je suis allée au kiosque d’informations touristiques. Le Festival de Bateaux Dragons débutent demain ! Il a lieu sur le lac où justement, les pistes cyclables sont aménagées ! Parfait, j’ai mon horaire pour demain. Et honnêtement, je suis bien heureuse de prendre une pause. Un autre 9hres de route m’attends la prochaine fois que je prendrai le volant, alors ; Pas de presse !

J’aime le rythme de la ville, au café aujourd’hui, je trouvais les gens pas mal beaux…Pas de quoi prendre des photos pour Christiane, mais juste assez pour prendre une pause d’écriture. De toute manière, Christiane et moi, n’avons pas les mêmes goûts ! Je ne me sens pas dans une ville isolée du nord, je sens un milieu bien vivant, rempli de gens qui se démarquent.

Bon ! Si je fais un tour d’horizon, je dirais que ce n’est pas le bon moment pour parler de ça… je suis chez Jack’s le moins crotté des bars que j’ai trouvé ! Quelques travailleurs sont assis au bar, il y avait une autre fille mais elle est partie avec le serveur. Un show se prépare pour ce soir, on dirait, et la radio joue : « the one that i what» (dans grease) et en même temps la télévision nous présente Dr. « Je sais plus qui » et le thème de l’émission: je ne veux pas être comme Mike ! Je suis assise au bar, je bois une pinte de rousse ; comme toujours.

Je ferai un peu plus de tourisme demain, ce soir, je vais peut-être rester un peu ici, prendre une autre bière, manger un peu et jaser avec la serveuse, au bec de lièvre, qui a l’air vraiment sympathique. D’ici, je devrais avoir une couché de soleil intéressant… alors pourquoi ne pas en profiter. Je retournerai bien calmement dans mon parking de Wal-Mart. Vous comprenez que je ne suis pas pressée de rentrer !

La ville de Thunder Bay a aussi son casino. Sault-Ste-Marie aussi a le sien… ils semblaient en indiquer une dizaine à l’entrée… Car, je suis entrée ! J’ai joué 5$ sur le 31. Une commande spéciale ! J’ai fait rire les gens à la table… mon inexpérience ma trahissait ! Conclusion : Gilbert, tu me dois 5$, il était pas bon le 31 ! Mais ça valait 5 $ pour l’exotisme du casino ! Alors, j’efface l’ardoise ! Ha ! J’aurais aimé ça qu’on gagne quand même !

Alors on est rendu au nouvelles du sport à la télé, je vais demander le menu.

Maîtresse du propane

Le propane... C'était ma crainte. Faut dire que j'avais eu la peur de ma vie en allumant un BBQ, il y a quelques années... Mais là! Je deviens la maîtresse du propane !
Le frigo, chaque fois que j’arrête. Le poêle tout les matins et l'autre matin… Le comble !
J’ai démonté mon poêle car ma cafetière italienne a foutue le camp, et elle est tombée en plein sur les ronds ! Je ne vous dit pas ce que j'ai dit et je ne vous raconte pas le dégat... En plein au moment, où mes toasts allaient être prêtes!
L’angoisse de démonter tout ça.
Finalement, le pire était vraiment de remonter le tout… il y avait de putins de petites pines qui retenaient les ronds.
J’ai déjeuné, respiré et résous le mystère.
Et, de mon camping, en sortant de la van, les bras bien haut, j'ai crié:"Je suis la maîtresse du propane!"

Le nord ontarien

18 juillet.

De Sault-Ste-Marie à Thunder Bay. 697km : 9hre de route… vitesse moyenne 85 km\h

Si heureuse d’avoir une connexion internet, je suis retournée au Steamy Beans à 9hream. Le temps d’ajouter quelques photos à mon blog et de répondre à quelques courriels… 4 bonnes heures ont passées. Essence, pression des pneus, les huiles : tout est beau.
C’est donc à 13hre que je m’engageai sur la route du nord, la 17.

Quelques fois, le décor ressemblait à celui du Témiscamingue, à celui du Parc de la Vérendrye, à celui du Parc des Laurentides, à celui de la Côte-Nord , mais ce n’est pas le fleuve St-Laurent que l’on longe, c’est le lac supérieur.
J’ai bien fait de passer par là et de ne pas prendre la route vers les Etats-Unis, j’adore ce genre de paysages. La route sillonne de petites collines,(je n’ose employer le mot Montagne, car je ne saurais comment qualifier ce que je verrai une fois dans les rocheuses… ) Ça monte, ça descend, on découvre la route à mesure que l’on avance. Il y a de superbes panoramas. Toujours une vue sur le Lac Supérieur ou sur une falaise et bien entendu, toujours des arbres !

Je conduis dans le silence en chantonnant « On the road again ». Je me laisse impressionner par la route et la nature. Je suis en pleine forme aujourd’hui et mon moment de nostalgie d’hier, m’aura permis de focusser sur les raisons de mon départ, sur mes objectifs. J’aurais fait le plein de motivation ! C’est parfait.
Et avec toute cette route devant moi, ça donne beaucoup de temps pour réfléchir… j’adore ces moments ! Enregistreuse à la main, je prends des notes vocales de mes réflexions. Je tiens un journal parallèle au blog… Non ! Mais vous ne croyez quand même pas que j’allais tout mettre là-dessus ! J’ai un peu de réserve quand même !

J’ai fait la route sans arrêt, j’ai même pris les photos en roulant ! J’avoue que sur les derniers 100km, j’avais hâte d’arriver.

À l’entrée de la ville, les éclairs déchiraient le ciel:Thunder Bay, y parait! J’ai vu la statue de Terry Fox et un ours ! Mon premier ours !
À Thunder Bay, il y a 113 000 habitants. J’y passerai au moins deux jours. Ça m’a l’air sympathique. Ce qui m’a le plus surpris est l’heure à laquelle se couche le soleil. Je suis arrivée à 10h15 et je n’en croyais pas mes yeux !!! J’ai pris une photo de ma van à 22h15. Regardez moi la lumière !
Je me suis couchée pas tellement longtemps après la photo. Crevée !

Ma journée S.Dubreuil

18 juillet

Sans contredit mon Stéphane, le 18 juillet, c’est ta journée !

Ma journée à commencé par un courriel de Stéphane qui m’envoyait des nouvelles de Longueuil Beach. Un beau courriel, « il a l’air en forme l’ami », me suis-je dit.
Puis j’ai pris la route vers Thunder Bay, c’est finalement 8 ou 9 heures de route qui m’attendait…

Utilisant les piles de mon ordinateur judicieusement, en route, j’ai décidé de me ranger en bordure et de mettre un peu de musique. J’ai fait jouer la compilation que Stéphane a préparé pour moi… En reprenant la route, je me suis rendue compte que j’étais à environ 100m de Dubreuilville… !!! Merde ! L’appareil photo était trop loin.

Je n’arrêtais pas de voir des cyclistes (j’eue une pensée pour mon amie Sophie qui a fait la grande traversée), et je me disais que l’an prochain, probablement…Stéphane le ferait.

En écoutant la compilation, je vécue un très beau moment, seule, au volant, j’étais en pleurs et riait comme une folle en même temps… L’une des pistes est des encouragements… Le bruit d’une foule qui acclame, plein de monde qui m'encourage!!… Je reconnu bien là mon S.Dubreuil !
Faut dire que par un lundi matin de février, je crois , après une longue fin de semaine de ménage (du genre on fait le ménage des garde-robes et on classe tout par couleurs, grandeurs…) Je suis allée voir Stéphane dans son bureau, lui demandant son support dans la réalisation de mon projet. Je lui dit que c’était un projet qui venait du cœur et que si lui, le gars de cœur, ne me supportait pas dans mon projet ; et bien, je n’y arriverais pas.
Voilà que sur son disque, il a pris soin de mettre tous les encouragements dont j’aurai besoin.

La durée du disque: Très exactement entre les villes de Dubreuilville et Marathon !

(Il a fait les marathons de Montréal et de Boston)


Comme quoi il n'y a pas de hasard!

mercredi 18 juillet 2007

Sault-Ste-Manquée!



17 juillet



Après une journée de route interminable, me voilà enfin devant mon ordinateur, chez Joey’s Calzones. Une pinte de Ricard’s Red en main, je sens l’excitation… je serai sur internet bientôt ! MSN, une fois, MSN, deux fois, MNS… Merde ! Quelle fausse joie ! Ça ne marche pas ! Comme je gossais pour faire marcher l’affaire, le parton passe et me demande si je réussie à me connecter. Lui non plus, me confirme-t-il. Double merde ! Au même moment, les calmars arrivent… avoir su !
Le seul avantage c’est que je vais pouvoir changer mon ordinateur… Ha ! non ! Y’a un bouton de mon ordi qui vient de sauter !!! Le shift de droite ! C’est quoi cette journée là ?


J’ai pris le traversier à 7h am. Le départ était vraiment beau, le paysage et tout… Il y avait un guide de parc Canada à bord du bateau, alors il nous a gentiment inondé d’informations. Quelques messages textes, sur mon cellulaire, me rendirent nostalgique. C’est dans cet état que je visitai Manitoulin island. En plus, il n’y avait pas grand-chose à voir. J’ai quand même aboutie à une très jolie baie : Gore Bay.
Je suis quand même repartie un peu déçue de se détour.
J’ai du faire un bon 2 heures de route sur Manitoulin Island et encore5 heures de route pour arriver à Sault-Ste Marie. Si vous saviez comme j’espérais avoir internet ; ne serait-ce pour comparer la route entre le Canada et les Etats-Unis ! Car j’hésitais encore sur la route à prendre pour demain.
J’ai plus ou moins envie de me taper la route vers Thunder Bay, toujours en mesurant avec mes doigts, je crois que j’en ai pour 5 hre. Je ne serai restée qu’une soirée à Sault-Ste-Marie, mais en jasant avec l’agent du bureau touristique, qui n’était pas très vendeur de sa région, il m’indique le centre d’achats, le casino et la marche le long des quais… Ouin… Il y aurait peut-être eu les quais, mais l’envie d’internet prend le dessus et pas question de rester un jour de plus pour marcher des quais.

Le serveur gentil de Joey’s Calzones, me parle de « Steamy beans »… peut-être là bas il y aurait un accès internet…J’attends ma facture et j’y roule. Ce soir, j’ai le choix ; le casino ou le wal-mart.

At the Steamy Beans

Un café sympathique, je sens que ma journée reprend du poil de la bête, le café est bon, c’est tranquille. Je me branche à internet et Gilbert apparaît, notre conversation internet avec caméra (Vive la technologie!) attire l’attention un brin. Quelle est donc cette fille qui parle à son ordinateur ?!? Me croyant incognito en cette terre ontarienne, un homme s’approche de moi et me demande dans un français ben québécois comme je fais ça ! Heureusement, je n’ai rien dit de déplacé ! Je croise aussi Brigitte et André-Anne. On me fait réaliser que je ne suis partie que depuis une semaine… le temps m’a paru si court et si long.

Je choisi Wal-Mart, ils ont l’avantage des toilettes ! Nous sommes une dizaine de campeurs et il y a un truck stop juste derrière, au moins 20 vans. Les Wal-Mart sont populaires ! De plus, c’est à deux minutes de « mon » Steamy Beans. J’y retournerai demain matin pour mettre quelques photos en ligne, que j’aurai pris bien soin d’identifier ce soir.
Mon réveil à 5h30 du matin me rentre dans le corps, je suis émotive. De plus j’ai oublié de repartir mon frigo et il a fait chaud, alors ça sentait le vieux lait. Encore une fois, mon lit sera douillet. Et, bien vide, même s’il n’est pas grand.

mardi 17 juillet 2007

Lands End Park

16 juillet

Alors ou suis-je maintenant ? Lands End Park, un camping à Tombermory sur la pointe entre lac Huron et la Baie Georgienne. J’ai changé de site depuis hier. Le même camping, mais un autre site. À Côté de mon site, un père monoparental fait à souper et en face, une famille reconstituée, un père, sa fille et une conjointe, il y a de la compétition dans l'air, on dirait. Une famille, un site plus loin, avec une tente comme celle que nous avions lors de mon séjour à Boston ; ça me rappelle des souvenirs.

J’ai fait ma vaisselle, rempli mon réservoir d’eau et voilà que je tapotte sur mon ordinateur en prenant une bière, assise sur la table pique-nique. Je suis pas mal bonne pour me stationner, à reculons, sur les terrains de camping. L’air de rien… mais c’est pas facile ! Est grosse ma van !
Je prends le traversier à 7hre du matin ! Je voulais 11h20, mais ils ne prenaient plus de réservation, et j’aurais dû arriver à 8hre pour avoir peut-être une place. C’est le départ populaire ! Le pire est qu’en prenant celui de 7hre, j’aurais pu dormir là. J’aurais sauvé le camping.
L’argent prend une nouvelle notion. Je ne veux pas travailler trop vite ! Je n’ai jamais accordé beaucoup d’importance à l’argent… je sais même pas combien je gagne, ni combien je dépense. Mais maintenant je le sais. J’ai même un fichier excel ! J’adore mon ordi ! J’ose à peine imaginer notre relation notre relation après ce voyage ! J’aimerais avoir accès à internet plus souvent, je pense que se sera mieux quand je serai sortie du bois !
Car ici la nature est abondante ! Certain bout me rappelle le Témiscamingue. Mais si vous n’y êtes jamais allé, ça dit pas grand-chose. C’est le nord du nord, disons !
En allant payer mon emplacement d’hier soir et celui de ce soir, à la réception de camping, je me suis rendue compte que j’aurais pu partir sans qu’ils ne se rendent compte que j’étais venue. Mais aussi revenir après 20hre et ne pas payer encore. Je suis trop honnête ou je suis pas wise, je ne sais pas encore !
Le camping est bien aménagé, et il a une plage privée. Après avoir fait le tour de la ville à vélo, je me rends compte que c’est un bel avantage, car les accès à l’eau ne sont pas simples pour les passants. Il y a beaucoup de chalets et de petits endroits à louer. Et peu de plage aussi, il faut le dire. Mais un joli petit port. Le traverser part de là, mais dans la Baie Georgienne, on fait du canot, du voilier et de la plongée sous-marine. L’endroit est un parc maritime national, je ne sais pas s’il y en a beaucoup… Le village est mignon, les micros commerces sont de petites habitations, genre chalets suisses, c’est ben cute ! Même le kiosque de queue de castors était beau dans le décor !
J’ai fait un tour par là, je suis allée jusqu’à la pointe nord…mais vraiment, je ne sais pas pourquoi ils l’indiquent, on a pas accès, c’est des terrains privés. Je suis ensuite allée voir le fort sur l’autre pointe.
Là c’était impressionnant. Des grosses roches forment la berge et d’autres à proximité formes des bassins… l’eau était bleue, vraiment c’était superbe, avec le soleil en plus, c’était parfait. C’est là que j’ai mangé, le reste de mes pâtes d’hier soir. Des goélands se faisaient la cour, c’était même romantique. J’avais l’impression qu’elles chantaient… On parle de goélands quand même !

Puis je suis revenue au camping, me préparer à me lever à 6hre du matin et me faire plaisir en écrivant un brin.

Le vélo accoté à la table de pique-nique où je suis assise, je prends une autre gorgée de ma deuxième bière. Le père du terrain voisin fait des efforts pour communiquer avec son fils d’environ 9 ans, et il semble se sentir impuissant, il est allé prendre une marche. Ils sont maintenant ensemble dans la tente, on dirait qu’ils iront faire un tour au parc. Tiens ! Il me dit bonjour en passant.

Demain, je devrais être à Sault Ste Marie. J’espère avoir un meilleur accès à internet et dormir dans un endroit gratuit. Je suis bien en camping, mais j’aime aussi les « no man land ».

De Wasaga Beach à Tombermory

15 juillet

En partant de Wasaga Beach, charmée par les plages ontariennes, j’ai fini ma journée dans la cour d’un Wall-Mart à Owen Sound. Stationnement partagé avec un bar saloon, j’avoue que j’étais heureuse quand même d’être accompagnée de 4 autres campers à l’heure de la sortie du bar. J’ai encore une fois tellement bien dormi ! J’ai dû mettre mon alarme… je me méfiais de moi ! J’ai finalement passé l’avant-midi dans le parking, j’ai enfin cachée mes clés à l’extérieur de ma van : fallait quand même pas que j’attende de les perdre ! Car j’ai ma leçon… j’aurai du mesurer ma van ! Et fais une p’tite toilette à Colette… elle était pleine de sable.

J’ai ensuite pris la route vers le nord et vers la côte, j’ai passé l’après-midi à Sauble beach… Encore une fois, les plages m’étonnent. Le sable était vraiment fin, l’eau est chaude et le paysage très beau. Il y avait pas tellement de monde et on est dimanche quand même. On peut stationner dans les rues avec des parcomètres, mais si non, le parking payant n’est pas cher et on amène la voiture sur la plage, vraiment près…
Les gens étaient relaxes ; beaucoup de familles, de matchs de foot, volley et soccer, beaucoup de police aussi, j’avoue que je me ne serai pas aventurée à prendre une bière sur la plage…bah ! Peut-être que oui, mais je ne l’ai pas fait !
En repartant, j’ai cherché ma van…j’étais presque rendue à me dire que j’avais du échapper mes clés et que quelqu’un était parti avec ! Pas avec Colette ! Et, elle m’apparût, bien brune et à sa place.
Ce qui semblait être l’océan est le lac Huron, de l’autre côté : l’état du Michigan. D’ailleurs, sur la plage, je me suis informée à l’une des entrées du stationnement si on pouvait camper pour la nuit. Comme on ne pouvait pas, le gars m’a conseillé le camping « dream catcher », sur la réserve amérindienne ! J’ai remarqué par la suite qu’il ne louait pas juste un stationnement, mais qu’il vendait aussi des cigarettes ! De toute façon je voulais dormir plus loin.
J’ai suivi la route centrale entre Sauble Beach et Tombemory. Une route traverse la pointe, puis deux autres routes longent chacune des côtes. Il y avait de beaux paysages, j’ai aussi vu quelques éoliennes ontariennes.
J’avoue que j’avais hâte d’arriver quelque part, et de me faire à souper. Il y a des tonnes de camping par ici. J’ai choisi le dernier : Lands End park.

En dégustant mes pâtes et en buvant ma molson dry en canette, je regarde les dépliants. La région à l’air vraiment belle. Il y a un parc de Parcs Canada : Bruce Peninsula National Park. Mais aussi plusieurs circuits pédestres… je ne sais pas encore combien coûte mon camping car la réception était fermée à mon arrivée, mais si ce n’est pas trop cher, je vais rester une autre nuit pour profiter de la nature et des paysages impressionnants que me dévoilent cette région de l’Ontario.

Le traversier que je prévois prendre à l’air géniale ! Elle traverse le « Fathom Five National marine park » Apparemment plusieurs épaves se trouvent au fond de ces eaux. La traversée de 1h45 mène aux îles Manitoulin. J’aimerais y arriver en matinée car à ma sortie de ces îles je serai à 250km de Sault Ste Marie.
À ce qu’on raconte ; le calvaire de la traversée de l’Ontario commence là ! Alors aussi bien faire le plein de bonnes impressions, je vais peut-être sacrer sur 500 km après !

Je me demande encore si je passerai par Les Etats-Unis par partir de Sault Ste Marie ou si je montrai vraiment vers Thunder Bay. Selon mes calculs, c’est moins loin, mais je calcule avec des mesures de doigts !
Chose certaine, en payant un camping, je fais le plein de chargement des appareils électroniques, le plein d’eau et je me lave les cheveux ! Je vais même en profiter pour faire chauffer de l’eau et faire de la belle vaisselle à l’eau chaude !

dimanche 15 juillet 2007

Les plages ontariennes

14 juillet

Fini la côte ouest américaine ! Oubliez Old Orchard ! Ce paradis est sur les plages ontariennes !
La plage est belle marglé ce jour gris et pluvieux, les gens s’amusent, le freesbee et le ballon de foot s’y retrouvent et on joue au soccer). Des groupes d’adolescents, des familles, les gens sont beaux, mais on gèle aujourd’hui !! Y’en a même qui se baignent !
Une piste cyclable longe la plage, puis y’a les boutiques de l’autre côté, et deux ou trois terrasses au deuxième étage des bâtisses.
On en peut plus des trucs des boutiques de plages américaines... même les magasins du dollar n’en veulent plus ! D’accord ; si vous êtes patient et que vous avez l’œil, vous trouverez quelque chose. Ici, les boutiques offrent des trucs pas pire et pas cher… J’ai trouvé le t-shirt parfait pour mon amie Chantal, des Grands frères… Un t-shirt rose avec des cœurs roses et 3 cœurs noirs ! 6.99$ Chantal ! Je te voyais dedans ! Dommage que mon la pile de mon appareil photo soit à plat… j’aurais mis la photo.

Je vais pouvoir le faire recharger maintenant, après mon aventure du Canadian Tire. On a changé mon briquet et j’ai un convertisseur, mais je ne peux charger qu’un appareil à la fois en roulant. Alors, prioritaire l’ordi, maintenant que je suis stationnée, et que je suis assise sur la plage à écrire ; je recharge la caméra ! On a aussi reconnecté ma radio, mais pour l’instant rien à faire avec l’anti-démarreur. Je pense téléphoner à Gaston l’ancien propriétaire de Colette. Le technicien était gentil au Canadian Tire, mais je n’ai pas eu un meilleur prix !

Alors, retour aux plages… Cette section de la plage est gratuite, mais il y a le parcomètre…c’est plus touristique aussi. Honnêtement, à voir les gens qu’ils y a et la température… ça doit vraiment être bondé quand il fait beau ! Il y a une autre section de la plage. Le stationnement est payant 16$ pour la journée, c’est beaucoup plus familial et tranquille. Il y a des tables à pique nique, des salles de bain et des kilomètres de plage. J’ai vu qu’il y avait une petite île, Nancy island, il parait qu’elle est accessible par un petit pont. Et, croyez-moi on ne niaise pas avec le parking ! Il y a une dizaine de camionnette sentinelles qui parcours les entrées, je me suis arrêtée dans un bout de ruelle qui donnait sur la plage, le temps de jeter un coup d’œil sur le panorama et l’une des sentinelles s’est pointée. Le temps d’un aller-retour à l’eau, le temps de lui toucher. Vous savez quoi, elle est aussi plus chaude qu’â Old Orchard !
Par ailleurs, il n’y a des de life guards en short rouge, bronzés, qui watch les filles. Ils sont templacés par des paramédic en habit d’hiver et au casque de moto, de type full face, qui passent en 4 roues. Faudrait les voir sous le soleil pour mieux comparer, et savoir s’ils sont gentils; pour les yeux!

Je suis déçue de ne pas pouvoir faire la sieste sur la plage. Mais je devrais mettre les souliers et sortir mon sleeping au minimum. C’est ben trop froid pour un 14 juillet. Dire que j’ai pris une bière sur une terrasse durant les vacances de Noêl, à Montréal !
J’ai mis une heure et quart de parcomètre, je me demande si je vais résister au froid ou si je vais mettre mes souliers. Une famille devant moi mange du dairy queen, les adultes ont leurs manteaux, des chaussures et des jeans ; les enfants sont en short, t-shirt et sandales ! Pis ils mangent de la crème glacée… on a vraiment le goût de croire qu’on est au mois de juillet et que c’est les vacances à la plage en famille.

Bon avant, d’avoir la grippe, je vais aller mettre mes runnings. Déjà que cette nuit j’ai eu froid… j’avais tellement peur du propane que j’avais ouvert plein de fenêtres ! J’ai eu froid. Presque 18hre, je vais rouler un peu et voir pour trouver une place pour dormir. Je me suis informé il y a une traversier qui mène vers un archipel d’îles : 4 départs par jour. C,est certain qu’avec ma van c’est plus cher qu’en auto, mais, je me dis que si je remonte vers Sudbury, je vais mettre en mettre presque autant en essence.. alors demain de vais aller vers ce traversier. J’espère qu’il fera beau, car la traversée dure presque 2 heures, s’il fait gris, on ne verra pas grand chose. Je vais vérifier la météo et mettre mes chaussures.
Je suis à Wasaga beach




J'ai poursuivi la route un peu, jusqu'à Collingwood, un autre bel endroit, un autre type de berge... et là j'avais un peu de pile. Quelques secondes plus tôt une superbe percée de soleil éclairait tout celà, c'était presque magique.

matin de truck stop

14 juillet

En ouvrant mon ordinateur ce matin, les retailles de cheveux à l’écran de l’ordinateur me rappellent ma coupe de cheveux d’hier soir. Je déguste mes premières toasts sur le propane, cuites entre une fourchette et un couteau, car mon grille-pain se grillait lui-même, se foutant bien du pain !

Sous mes yeux, une dizaine de mouettes viennent de se faire dérober leur butin ! Le gros corbeau est arrivé et n’a même pas mit la patte au sol !! C’était super chien ! Les mouettes se regardaient toutes, on aurait dit qu’elles cherchaient une coupable ! Pour se défouler, la plus blanche a fait tomber un verre de Tim Horton qui se trouvait sur la poubelle du McDo.
Et merde plus de pile.

Mon premier truck stop

Mon premier truck stop, vendredi 13 juillet

Ontario, entre Barrie et Toronto. Direction Wasaga beach. Je remonte vers le nord-ouest.

Ce soir, je voulais dormir dans ma van. Elle est vraiment confortable. Et, j’ai besoin de sommeil. 21h30, je suis contente qu’il commence à faire noir, je vais bientôt descendre le rideau.

L’endroit est sur le bord de l’autoroute, un McDo et une station service. Il y a des jeux vidéo dans le resto, mais pas de connexion internet. Sept ou huit transporteurs sont stationnés, une trentaine de voitures, deux autos avec des bateaux et un McDo ouvert 24hre. Les machines distributrices des toilettes offrent aux camionneurs et aux visiteurs: des crottes de fromage, des chips sel et vinaigre, des dizaines de sortes de palette de chocolat et des jujubes (les pêches et cerises sûres et les framboises.) Même pas un p’tit craquelin qui pourrait donner bonne conscience ! Heureusement, grâce à mon marché de cet après-midi, j’aurai de quoi grignoter !
Avant de m’offrir ce repas ; je concrétise une idée qui me traversait l’esprit depuis le matin. Mes cheveux commencent à être longs. Mission : Couper les cheveux ! Vous ne savez peut-être pas ; mais ces cheveux bien décoiffés, peuvent être la source de beaucoup d’angoisses chez-moi ; ils peuvent gâcher une journée, aussi cruellement qu’un œuf bénédictin peut le faire. Couper… on s’entend ! Je raccourcis quelques couettes et enlève un peu d’épaisseur…
Dans le reflet que m’offre la porte de côté, je sculpte ma nouvelle tête. Je devrais finir le tout demain, car la nuit s’installe, et mon reflet perd de sa fidélité.

L’humus du marché est génial ! Quelques légumes en trempette, et les craquelins de ma boite cadeau. Ce sont les meilleurs craquelins que je n’ai jamais mangés ! Cette boite contient le nécessaire pour célébrer et pour me consoler. J’ai un vin « Explorer » aussi, il aura son heure !

Assise sur le rebord de ma van, les pieds sur le marche-pied, dans un truck stop. Je trouve le ciel très beau, des dizaines de bleus, du bleu clair au indigo. Je me sens bien. Assez pour penser que les lampadaires du stationnement du McDo sont des étoiles. La nuit sera fraîche, j’ai froid aux pieds.

vendredi 13 juillet 2007

Toronto à vélo








Me voilà de retour de mon long tour de vélo. J'ai bien aimé voir la ville à vélo. Il va s'en dire que je n'ai pas beaucoup joué la touriste mais beaucoup plus l'observatrice. J'ai pas fait de shopping, et pas trop discuter.. ce serait l'inconvénient du vélo, je dirais. Quelques salutations quand même.
Je mange mon sandwich concoqueté d'ingrédients achetés au St-Lauwrence Market. Ma van est toujours entourée de voiture, et le gardien est arrivé à quand il a entendu le tapage de mon vélo sur mon rack. En tout cas de jour, le parking est sécuritaire!!!

J'ai fait un tour de vélo de 4 heures. Je me suis rendue au Parlement, à l'Université de Toronto, (où j'ai vu un super stade de foot, au centre de la ville... il doit vraiment y avoir de l'ambiance!), le quartier Koréen, la petite Italie, le quartier Chinois, puis un petit marché de ruelle, le quartier des arts et des musées, la tour du CN, les stades des bleus jays et des maples leafs.

Une femme vient de passer en criant "Stop! Stop! Stop!" je me demandais vraiment ce qui se passait... On remorque sa voiture... Ha! non! Ça c'est plate! De peu, mais trop tard.

Après avoir vu le stade, en rentrant vers l'auberge, je suis tombée sur un super marché où j'ai fait mes courses.
Je pense que j'ai encore un problème de propane... avec le frigo en tout cas... puis un bug avec mon radio et mon ligther.. et mon alarme. Mon ligther ne fonctionnait déjà pas pour que je puisse recharger mes trucs.. Et dans un début de réparation, on a perdu des joueurs! Demain, je
rendrai visite encore une fois à mon ami "Canadian Tire". Je dois trouver un moyen de recharger mes produits de l'électronique et écouter ma musique en roulant. Mon frigo fonctionne en tout cas, mais je trouve que ça sens le propane, c'est peut-être normal que ça sente un peu aussi...

Toronto est une belle ville, le tramway, les stations de métro qui sortent du trottoir, des taxis oranges et truquoises (ne cherchez plus les intrépid -c'est une auto(!)- la ville en a fait ses taxis!), des autobus, un peu de vélos, et beaucoup de piétons.
Pour les balades à vélo l'obstacle premier est les rails de tramway... il faut de gros pneus! Car il n'est pas toujours simple de croiser les rails, sans que les pneus aient envie d'y faire un tour... ce qui pourrait vouloir dire s'étendre sur le pavé! Il n'en manquait pas beaucoup!
La ville est aussi décorée de banderoles pour le Coupe du monde de soccer des moins de 20 ans. Et j'ai croisé une foire alimentaire interculturelles... j'ai vu une dame manger de la poutine! Mais je n'ai pas trouvé le kiosque qui en vendait..
On doit pouvoir décrouvrir Toronto longtemps, mais je n'ai pas envie de faire les musées, ni les attractions touristiques, et j'ai le gout de rouler. Alors j'y vais.

Toronto.







Assise dans la voûte restaurant de l’auberge de jeunesse, café au lait à la main, j’attends mon bagel. J‘écoute les deux anglais se raconter leur restant de soirée d’hier, restant car chacun d’eux semble en avoir oublié une partie. Une fille se pointe ; dans le même état. Les sorties que l’auberge de jeunesse organise semblent difficiles le lendemain !

Je suis arrivée à Toronto hier soir. J’approchais de la ville et pourtant, je ne la voyais pas d’un lumen… Un mur de nuages d’orage camouflait la ville. J’ai alors fait mon entrée sur l’autoroute à 6 voies sous un orage puissant et les éclairs qui déchiraient le sombre ciel. Après avoir suivi le détour des constructions, j’ai retrouvé ma sortie, suivi la rue yonge, qui me rappelait beaucoup le boulevard St-Laurent dans ses parties les plus achalandées et ensuite un peu St-Denis à l’approche de Mont-Royal.

Je mange ce matin, le bagel le plus chargé de fromage à la crème, j’ai du enlever 2 bonnes cuillères à soupe de fromage… et il en reste, croyez-moi !

Je suis finalement arrivée à l’auberge de jeunesse. J’ai décidé d’y passer ma première nuit hors du Québec, parce que Toronto, c’est gros ! et qu’il n’y avait pas vraiment de camping à proximité. Par ailleurs, j’ai croisé quelques « service center » sur la route, ce sera une excellente alternative, je crois.

L’auberge me semblait dans un quartier intéressant. J’étais ravie du parking qui se trouvait juste à côté, jusqu’à ce que la fille de l’auberge m’avertisse qu’il n’était pas recommandé ! Le quartier me paraissait soudainement moins ravissant! « Un parking sous-terrain sécurisé se trouve au coin de la rue par contre. » Non !!! vade retro satana !!! Pas de parking intérieur pour moi !! J’ai eu ma leçon ! Je suis quand même allée vérifié la hauteur… 6’3’’. Alors j’eu une pensée pour Gilbert.

Je suis retournée dans mon parking non sécure et j’ai prié pour que la veille du vendredi 13, ne me porte pas malheur…Le pire était quand même que je devais débarrasser avant 6 am… alors j’ai mis mon cadran pour descendre dans le stationnement à 6h10… pour rien ! Le commis n’était pas là. Mais à 8h10, le parking était plein et ma van bien entourée d’une dizaine de voiture.
Alors pour 15 $, je passerai la journée stationnée là.

N'ayant pu acheter de carte de Toronto au kiosque d'informations touristiques, car la caissière ne voulait pas recompter sa caisse,je parcours Toronto en pièces détachées, sur des bouts de carte par centre d'intérêt. Le quartier est pas mal central finalment. Je crois que j'utiliserai mon vélo, je pourrai aller à la tour du CN, qui se trouve pas très loin d'ici, mais aussi le quartier chinois... J'ai vu celui de Vancouver, j'ai chercher celui de Boston (même si j'étais en plein coeur!) alors allons voir celui de Toronto!

Pour ce soir... on verra. Je pense peut-être dormir dans mon parking pas recommandé, je dormirai peut-être mieux que dans l'auberge, car croyezmoi, dormir la lumière ouverte et être réveillée aussi fréquemment... je crains pour mon humeur!

Si je suis satisfaite de mon exploration de Toronto aujourd'hui... je poursuivrai mon chemin